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Délice portugais

pastéis de nata

Ça a l’air tout banal, je sais. Mais sur une pâte feuilletée semblable à celle des mille-feuilles s’étale un flan saupoudrée de cannelle. Un délice qui s’appelle pastéis de nata. Qui n’a rien de québécois, mais qui est tout à fait portugais et qui a fait le bonheur de mon réveillon. Et je n’en ai mangé que deux. J’ai vraiment été TRÈS raisonnable. TRÈS. Bien moins que les Portugais qui ont pour tradition de servir 13 desserts le soir du 24. Je crois que ma mère adorerait cette coutume. Elle s’inquiétait hier de n’avoir que cinq desserts à offrir jeudi.

Il faut aussi dire que si j’ai été si raisonnable, c’est que m’attend demain matin un bolo rei. La photo est déjà prise au cas où…

À tous, un délicieux réveillon

reveillon1

C’est déjà l’heure en France, en Suisse, en Belgique et au Portugal. Pour moi qui mangerai tôt, le moment ne tardera pas. Fromages, olives farcies aux amandes, truite fumée et crevettes. Pour commencer. Le dessert, ce sera pour plus tard. Je vous raconterai.

À tous, un délicieux et doux réveillon.

Raffinement et délice portugais

portus calle 2

Dès qu’on franchit la porte de Portus Calle, boulevard Saint-Laurent, un peu au nord de la rue Rachel, on sent qu’on aura envie de s’y attarder, tant tout est invitant, des toiles colorées aux murs aux sourires de ceux qui nous accueillent.

D’emblée, une jolie assiette est posée sur la table. Hier soir, il y avait pour chacun des convives une cuillère remplie à ras bords de tartare de saumon aux abricots qui fondait dans la bouche et qui annonçait des joies gustatives sans pareille. Et ce fut le cas. Carpaccio de merlan bleu, prosciutto, saucisses portugaises, en entrées qu’on partage. Avec les oh! et les humm! de circonstance. Nous allions de délice en délice, en n’oubliant pas de faire un sort aux trois variétés de pain et à l’assortiment d’olives. Charmés. La musique omniprésente ne faisait qu’ajouter au plaisir. Il nous manquait juste un ami portugais de Bruxelles pour un tableau parfait. Un jour, je l’y emmènerai. Et tout aura encore plus de goût.

portus calle

Même cette pure merveille qu’était le riz aux fruits de mer, dont une partie a été disposée ainsi dans mon assiette, le chaudron laissé à côté de moi pour que je puisse me resservir. La portion était si généreuse que j’ai même pu partager ce plat avec ceux qui m’accompagnaient et qui se sont extasiés eux aussi, même si leur assiette de poisson, aussi belle qu’un écrin recelait déjà tous les plaisirs.

J’aurais voulu avoir assez faim pour goûter un des nombreux desserts de Portus Calle, mais ce sera pour la prochaine fois, surtout que les autres se sont délectés d’assortiments de sorbets maison qui leur ont fait pousser de nouveaux humm! de bonheur.

Le raffinement est de mise chez Portus Calle, un raffinement qui va de la préparation des plats jusqu’à leur présentation, en passant par le lait chaud apporté pour couper l’allongé. On sort de là en plein ravissement. Il va sans dire que je suis conquise et qu’on me reverra là-bas. Bientôt, je l’espère.

Pour combler la fringale

plantain chips

Le danger, quand je rentre des courses chargée de victuailles toutes plus tentantes les unes que les autres et affamée, est que je me précipite sur mes achats au lieu de les ranger. Pour éviter la chose, j’ai pensé prendre des chips de bananes plantains, lesquelles j’ai d’abord mises dans un bol afin de grignoter sans faire un sort à mon épicerie de la semaine. Les abricots, les sardines, les raisins verts, les cerises de France, les mangues, le Boursault, les olives noires farcies au fromage bleu, la chair de crabe, les filets de sole aux crevettes, les carottes, les ananas séchés, le goberge, le chocolat, la mousse de homard et le pain aux olives ont ainsi échappé à ma fringale, celle-ci rassasiée par les chips de bananes plantains. Cette collation antillaise et hypocalorique, c’est simple : c’est du bonheur en sachet.

Dégustatrice de chocolat ?

double lait

Je crois que si je n’avais pas tant aimé les livres, les mots et écrire, j’aurais travaillé dans d’autres domaines que ceux qui ont fait mon parcours. Et si le métier existe, quoique je n’aie pas cette impression, j’aurais volontiers été dégustatrice de chocolat.

Il est vrai que je n’en mange pas tous les jours, que je choisis et qu’aucune saveur ou texture ne me sont imposées. C’est peut-être pour ces raisons que je n’en ai pas perdu le goût, alors que jour après jour, qui sait…

Tout ça pour dire que je continue mon voyage au pays du chocolat et que ce soir c’est le double lait de Lindt qui a eu ma faveur. J’ai même dû éloigner la tablette de moi pour qu’il en reste pour un autre jour tant tout cela est un véritable bonheur pour les papilles. Et je suis maintenant certaine d’une chose : le chocolat fait sourire.

Pour rendre la vie douce et sucrée

beurrederable

Et parfois, il suffit de peu pour me donner de l’allant, alors qu’il m’est si facile de rester prostrée devant cet écran à regarder les toiles en imaginant des histoires. Ce matin, il a suffi de quelques cuillérées de beurre d’érable à même le pot pour que j’aie envie de bouger et pas juste rêver, activité qui pourtant me convient tellement quand il pleut.

Un peu de beurre d’érable onctueux sur la langue et j’oublie la grisaille. Un peu de beurre d’érable et la vie est douce et sucrée.

L’heure de la pizza

pizza

La semaine est enfin finie. Ma pizza congelée préférée – aux épinards – est au four et ça sent déjà bon. J’ai enlevé mes bas, il va de soi : je ne suis bien chez moi que pieds nus. Le ciel est d’un bleu magnifique et toutes les fenêtres sont ouvertes.

Et la soirée débute. Avec toutes ces toiles et leurs histoires. Avec un peu de musique et des livres. Sans rien savoir de ce que sera le programme, car je n’ai rien décidé et vais plutôt me laisser porter.

Pour l’heure, la pizza m’appelle…

Le plaisir de manger avec les doigts

tomates raisins

Ce soir, le bonheur est tout simple. Quelques tomates raisins dans un bol. Quelques tranches de salami de Gênes. Rien à voir avec la fine cuisine, mais tout à voir avec le plaisir.

Bien sûr, j’aurais pu couper les tomates en deux, les mélanger à des boules miniatures de bocconcini, napper le tout d’un mélange d’une huile d’olive et de vinaigre balsamique. Mais il y a des moments où tout est meilleur quand on mange avec les doigts.

La dégustation de minuit

frappucino

Parce que je n’ai pas envie de dormir, parce qu’il y a tous ces lecteurs, toutes ces lectrices qui me demandent de les raconter, parce qu’il y a cinq livres commencés qui demandent ma présence et un film en vidéo que je veux revoir sur la table à café du salon, parce qu’il fait nuit et que je me sens bien, je fais comme si celle-ci m’appartenait. Je m’offre un frappucino de chez Starbuck que j’ai secoué à la manière d’une bouteille d’Orangina pour qu’il mousse bien et je le savoure. Et qu’on me dise en cette minute que la vie est autre chose que ce petit plaisir… Je ne le croirai pas. Je déguste.

Le pouding au tapioca de ma grand-mère

tapioca

Aucun ne goûtera jamais celui que faisait ma grand-mère. Aucun. Parce qu’il y avait à la fois de la magie et de l’amour quand elle faisait son pouding au tapioca.

Je vois encore le bain-marie de pyrex transparent sur le rond du poêle, avec l’eau qui bouillonne et les grains perlés qui s’agitaient au-dessus. Pour la petite de cinq ou six ans que j’étais alors, ça ne pouvait être que de la magie. Et quand, enfin, ça arrivait dans mon bol, c’était de l’amour. Ce que je me suis régalée sous l’œil attendri de celle qui gâtait ses petites-filles avec des plats tous plus savoureux les uns que les autres, et dont je conserve un souvenir impérissable. Un jour, je vous parlerai de sa soupe. Promis. Ce sera une histoire drôle. Je n’en dis pas plus pour tout de suite.

Alors, non, jamais, aucun pouding au tapioca, aussi bon soit-il, comme c’est le cas de celui que je viens de déguster, n’aura ce goût de l’enfance, ce goût que seule ma grand-mère savait donner à tout.