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Une pose tout à fait dans mes cordes

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Je suis si souvent dans ma bulle qu’il m’arrive d’oublier qu’il y a une vie hors de celle-ci, et même que j’existe encore pour ceux à qui je n’ai pas donné de nouvelles depuis longtemps. Et pourtant, ce n’est pas qu’ils ne tiennent pas une place dans mon cœur. Loin de là. C’est juste que les journées ne sont pas suffisamment longues.

Deux signes de vie, le premier venu du pays d’Ourthe-Amblève, le deuxième de quelque part de l’autre côté du fleuve, me laissent croire qu’il est peut-être temps que je me fasse plus présente, même si la pose de la lectrice d’Arjian van Gent, celle de lectrice rêveuse, est tout à fait dans mes cordes…

Fermons les yeux et rêvons

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Fermons les yeux et rêvons. Les feuilles sont toujours aux arbres. Il y a un vieux gramophone qui traîne dans un jardin. Il ne fait pas trop froid, même s’il y a dans l’air l’odeur de l’automne à nulle autre pareille. La lectrice de Dmitry Petrov nous invite à sa table. Elle a fait du thé et choisi quelques pages d’un poète russe qu’elle veut nous faire découvrir. Oui, fermons les yeux et rêvons.

La seule chose importante

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Certains se pressent de rentrer chez eux parce que quelqu’un les attend. Je me presse parce que mon pays m’attend. Mon pays et ceux qui l’animent par leur présence. Mon pays fait de tableaux et de photos. Mon pays-refuge, mon pays-rêve, mon pays tout court, qui est mon ouverture sur le monde.

Et je les regarde courir, dans le jour qui s’éteint. Ils n’ont pas le temps de regarder le ciel, mais un enfant les couvrira de baisers quand ils arriveront.

Je n’aurai jamais leur vie, ils n’auront jamais la mienne.

Mais dans la leur comme dans la mienne, il y a le verbe aimer. Et c’est la seule chose importante.

*sur une toile de Slava Posudevsky

J’attends les couleurs du matin

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Il fait encore noir. J’ignore encore ce que m’apportera le ciel de nuages dansant entre entre les arbres, rien non plus des touches de lumière qui se déposent ici et là sur les branches et les feuilles, encore moins du bleu ou du gris qui le teintera. Je ne sais pas plus les arbres échevelés que le jour à venir offrira à mon regard. Je ne sais que les mots des livres ouverts alors que j’attends les couleurs du matin.

*sur une toile de Vladimir Ezhakov

Une fleur pour deux anniversaires

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Hier après-midi, exactement à la même heure, alors que je ne savais pas que c’était aujourd’hui l’annif (comme on dit en Belgique) de Petit Poucet Rêveur et que c’était celui de Chantal il y a huit jours… cette fleur. Un signe, sûrement! Vous permettrez que je leur offre à toutes les deux cette fleur de novembre qui s’accroche à la vie pour leur souhaiter une très belle année?

Un an de bleu, ça se souligne!

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Du bleu dans mes nuages souffle sa première bougie après une année où Armando a été présent au quotidien. Inlassablement. Malgré les doutes et tout ce temps qu’il prend pour nous faire découvrir son Portugal et la musique, entre autres choses, et qu’il n’a plus pour lui.

Il le fait avec passion. Parce qu’il ne sait pas faire autrement, et que nous apprécions celle-ci. Avec humour, parce qu’il est en bourré. Avec tendresse, particulièrement dans ses photos et dans ses poèmes. Avec chaleur, parce qu’il accueille chez lui tous ceux qui veulent s’exprimer.

Du bleu dans mes nuages a un an, deux mois et demi de plus que cette photo (prémonitoire?) qu’il a prise au Québec. Un an, c’est très long pour la vie d’un blog de nos jours. Un an, c’est très court dans une vie.

Puissent de nombreuses autres s’ajouter à celle que nous fêtons aujourd’hui. L’homme des nuages, l’homme du bleu, le rêveur, le poète, le photographe, le raconteur d’histoires, le sérieux Armando comme les loufoques personnages qu’il invente pour le pays de Lali, ont tous beaucoup à nous dire encore! C’est d’ailleurs pour ça que nous sommes nombreux à nous précipiter chez lui jour après jour dès minuit…

Tout doucement

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Que sera ce samedi dont je ne sais rien encore? Quels mots viendront jusqu’à moi que j’aurai envie de partager? Quelles toiles auront mes faveurs? Sur quelles musiques se déroulera-t-il?

J’aime ne pas savoir, n’avoir rien programmé, n’avoir rien à l’agenda, ni rendez-vous, ni souper de fête ou courses urgentes. J’aime cette idée de journée à moi, rien qu’à moi où je pourrai installer les photos de la semaine que m’ont envoyé avec amitié ceux qui aiment le pays de Lali. J’aime cette idée que j’aurai le temps de regarder le ciel et d’entendre les enfants s’amuser dans l’allée. Mais j’aime encore plus ne pas savoir ce que sera la journée. Ouvrir un livre au hasard, comme l’a fait la lectrice d’Olaf Rude, et laisser les choses se faire. Tout doucement.

Bien sûr

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Bien sûr qu’il y aura toujours des matins où je n’aurai pas envie de partir, où je rêverai de jardins et de couleurs comme celui de la lectrice de Grace Stergis. Bien sûr qu’il y aura des matins d’hiver où ce sera pire encore qu’aujourd’hui où l’automne n’est pas à son plus froid et où il fait encore bon marcher une partie du trajet. Bien sûr. Mais inévitablement, un matin sur deux, ou à peu près, je rêverai de cette scène. Où pour seule musique il y a le chant des oiseaux.

Même sans bol de céréales

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Peut-être que quand je sortirai du bureau je regretterai cette heure qui m’est donnée ce matin, maintenant que nous avons nous aussi reculé nos montres et nos horloges. Mais pour le moment, cette lumière matinale me ravit. Et je souris. Exactement comme la lectrice de Karen Kinser. Même sans bol de céréales.

Des roses pour le premier lundi de novembre

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Je crois que la pléiade de journalistes et de personnages qui ont défilé pour commenter les nouvelles débridées et les citations sur la lumière méritent bien les roses que j’ai croisées il y a quelques jours. Ils se sont défoulés, ils ont été inventifs, ils m’ont fait rire et je crois qu’ils ont aussi beaucoup ri parce que je les entendais jusqu’ici! Que cette semaine qui commence nous permette de continuer à sourire, à rire et à nous émouvoir. Et à nous prendre au sérieux le moins possible…