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Les cadeaux de Denise et de Lilas

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Denise vient tout juste de déposer une rose pour souligner ce jour. Une rose magnifique. Lilas a laissé quelque chose chez elle que je vous invite à lire qui m’a beaucoup émue. Et tout cela s’ajoute au ciel bleu laissé par Armando plus tôt.

C’est un beau bloganniversaire qui s’annonce alors que le soleil n’est pas encore levé!

Le café du retour chez soi

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Qu’il est bon le café du retour chez soi. Qu’il est tentant le livre qui est resté là. Qu’il fait bon savoir que vous étiez là, même si j’y étais si peu. Oui, comme la vie est douce ce matin, alors que je sais que dans quelques heures ou demain j’irai au salon du livre, question de glaner quelques images, de revoir des gens et de vous rapporter quelques anecdotes. Oh! oui, comme il est bon le café du retour chez soi.

*sur une toile de Deborah DeWit Marchant

Je vous laisse de quoi lire

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Je serai dans quelques heures en route pour Québec pour un colloque de deux jours, mais je ne voulais pas vous laisser avec le vide de mon absence, si bien que j’ai pensé à préparer pour ces deux jours de quoi lire toutes les heures.

Il y aura d’abord des lectrices et des lecteurs à lunettes, parce que tout simplement, ce thème m’est venu en me disant que je ne devais pas oublier les miennes en préparant mon sac. Puis des livres, parce qu’ils me manqueront, comme je n’aurai guère le temps de lire.

Je ne sais si j’aurai accès à un ordinateur le temps de mon séjour dans la capitale. Mais n’ayez crainte, je validerai les commentaires dès mon retour. À moins que la lectrice de Dale Amburn ne le fasse à ma place?

Plus il fait froid

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Et plus il fait froid, et plus j’ai envie de décors où il fait chaud, comme celui peint par Henri Matisse pour sa lectrice. Même si tout à l’heure je m’enthousiasmerai pour un quelconque nuage dans le ciel. Oui, plus il fait froid, et plus j’ai envie de rester au chaud ou de m’imaginer dans des lieux où je n’ai nul besoin de gants ou de chaussettes de laine. Est-ce parce que je suis née en été?

Si tout va bien…

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Si tout va bien, dans un mois jour pour jour, je n’aurai pas à me presser. J’ai en effet laissé entendre que j’aimerais prendre une semaine de vacances en plus des jours de congé que nous avons entre les deux fêtes de fin d’année. Et au rythme où ça va, il sera plus que temps que je m’arrête un peu. Ce ne sont pas les samedis à flâner qui me remettent sur pied. J’ai besoin de plus que ça. De temps, de ne pas courir. De ne pas être bousculée. D’entrer dans les toiles, où tout n’est que calme et littérature, comme celle du peintre autrichien Johann Peter Krafft.

Ce que la vie est douce ainsi

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Je peux, comme la lectrice peinte par l’artiste Lilla Cabot Perry, rester des heures et des heures à tourner les pages des livres d’images sans rien voir du temps qui passe, sans ressentir de fatigue, presque sans même bouger. Et ce que la vie est douce ainsi.

La machine à écrire

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Je me souviens d’une vie sans fils. D’une vieille machine à écrire que je ne rangeais jamais et qui servait à recopier mes poèmes avant que je ne les range ou les offre. Et pourtant, je n’ai pas 100 ans. Mais il suffit de travailler avec des gens qui ont à peine quinze ans de moins que soi pour se rendre compte de tout ce qu’ils n’ont jamais vécu. De ce qu’ils ne vivront jamais, non plus.

On pouvait vivre sans répondeur, sans téléphone cellulaire et sans ordinateur. (Chut, il ne faut pas le dire trop haut, on fera de vous des dinosaures, même si vous n’avez pas 50 ans.)

Et peut-être que quand on a connu les deux, on sait encore s’émerveiller d’une fleur d’automne ailleurs que sur un écran. Et peut-être aussi qu’on prend le temps de regarder par la fenêtre un oiseau qui quitte un arbre et dont on ne parlera nulle part.

*sur une toile d’An Hoang

Pour regarder le ciel

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Et puis, je me ferai du thé. Je croquerai deux ou trois morceaux de chocolat noir parfumé au thé Earl Grey. J’ouvrirai un des recueils déposés pas loin afin de choisir des extraits pour dans quelque temps. Et sûrement que je m’arrêterai parfois pour regarder le ciel.

*sur une toile de Jeanne Illenye

Un samedi de paresse heureuse

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C’est un samedi où je n’ai pas envie de ranger, où j’ai envie de laisser ouverts les livres. Un samedi de bohème, comme dirait mon père, en sourcillant peut-être un peu et en contemplant la scène. Non, je ne rangerai rien aujourd’hui. Pas envie. Vraiment pas envie. Juste envie d’aller me promener dans ma galerie pour voir ce que les toiles ont à me raconter. Juste envie d’un bol de café au lait. Juste envie de préparer les photos pour les promenades de cette semaine. Juste envie de calme, parce que je serai jeudi et vendredi loin du pays de Lali.

C’est un samedi de paresse heureuse.

*sur une toile d’Ewan McClure

Probablement

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Et si le pays de Lali existe toujours dans vingt ans, probablement que je vous parlerai encore de ces samedis matins où il fait bon ne pas savoir ce qu’on fera de la journée. Et probablement que je vous parlerai encore des gens qui lisent, des livres et de la lumière qui se dépose sur les pages d’un livre, sur une fleur ou sur une feuille d’automne. Et probablement aussi que je vous parlerai encore et toujours du café et des heures à rêver. Parfois de moi, pas toujours, loin de là. Et peut-être que vous serez là aussi et que nous rêverons ensemble.

*sur une toile d’August Macke