L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore été essayé. (Théodore Monod)
*toile d’Andrea Favelli
Nous n’irons plus revoir la mer,
ses pagodes d’écume,
ses palais d’une seconde,
ses glauques forteresses,
nous n’irons plus à Tréflez.
Nous n’irons plus revoir les tempêtes,
nous baigner à sec dans les dunes,
nous faire garrotter par les tourbillons
et délivrer comme un poème,
nous n’irons plus à Tronoën.
Nous n’irons plus revoir les îles,
accueillir le dernier appel
des amours et des oiseaux
qui s’en viennent mourir au couchant,
nous n’irons plus à Ouessant.
Gérard Le Gouic, Tout amour est dernier amour
*choix de la lectrice d’Eduardo Leon Garrido
Il est des sujets qui n’ont jamais été et ne seront jamais faciles à aborder. Encore plus quand on s’adresse à un enfant. La mort est un de ceux-là. Et pourtant, elle fait partie de la vie. Roxane Marie Galliez le prouve avec J’ai laissé mon âme au vent, un album destiné aux jeunes lecteurs qui viennent de perdre un grand-parent.
Au moyen d’un poème à l’intention de son petit-fils, l’auteure nous livre un message où la poésie a pris le pas sur la tristesse, où les images heureuses font se taire celles qui ne le sont pas, car il n’est pas question d’absence ici, mais de présence en continu. Dans tous les endroits où l’enfant ira, comme dans tous les détails de ce qui l’entoure, d’un grain de sable à une étoile dans le ciel, il sera là.
C’est cette présence au quotidien que promet l’homme à son petit-fils pour lui dire à quel point il l’aime. Lui dire qu’il ne l’abandonnera jamais même s’il ne fait plus partie de son monde visible et audible. Il est ailleurs. Il est partout. Jamais loin.
Et soudain, la mort fait soudain moins mal. Elle devient aussi légère que certaines bises, car les illustrations signées Éric Puybaret apportent au texte la lumière annoncée par les mots. Une lumière qui réchauffe et éclaire. Qui fait disparaître le noir et tous les gris.
Et on a envie d’une chose. D’une seule chose. Remercier ceux qui ont donné naissance à ce magnifique album. Parce qu’il fait du bien et adoucit les jours qui suivent un deuil. À l’heure où nous, petits et grands, en avons bien besoin.
Un mot n’exprime jamais complètement un objet. Il ne peut qu’en donner idée, que le représenter sommairement. (Paul Éluard)
*toile de Donna Toavs
Où je suis creux
tu es pointe.
Où je suis vague
tu es sable.
Où je suis voix
tu es poème.
Où je suis cri
tu es plainte.
Où je suis blasphème
tu es prière.
Où je suis cercle
tu es centre.
Où je suis feu
tu es flamme et non cendres.
Gérard Le Gouic, Tout amour est dernier amour
=choix de la lectrice de Rex Whistler
L’œuvre a besoin du mystère de l’attente. Il est bon, quand on crée, de ne pas nier le temps. (Amélie Nothomb)
*toile de Stanley Thompson
Rien n’est plus délicieux que l’attente de ce qui paraît inéluctable. (Anne Bernard)
*toile de Félix Vallotton
J’ai découvert que le secret du voyage est dans l’attente et nulle part ailleurs. (Victor-Lévy Beaulieu)
*toile de Jan Van Beers
L’attente et la peur. La peur et l’attente. Ne croyez-vous pas que toutes deux définissent pour une grande part l’être humain? (Charles Juliet)
*toile de Marius van Dokkum
Le plus grand obstacle à la vie, c’est l’attente qui se suspend au lendemain et ruine l’aujourd’hui. (Sénèque)
*toile de Théo van Rysselberghe
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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