il est de ces nuits aux yeux fermées
qui nous apprennent à lire
où j’écris à la lumière lente
d’une fleur
solitaire
éteignoirs
mes d’aube
trempés de rosée
Andrée Christiansen, Racines de neige
*choix de la lectrice d’Andy Wood
il est de ces nuits aux yeux fermées
qui nous apprennent à lire
où j’écris à la lumière lente
d’une fleur
solitaire
éteignoirs
mes d’aube
trempés de rosée
Andrée Christiansen, Racines de neige
*choix de la lectrice d’Andy Wood
Il était une fois un ours qui avait possédait un petit chapeau, un très petit chapeau, un chapeau minuscule, en fait. Un chapeau bien trop petit pour lui, un chapeau qui ne lui tenait pas sur la tête, mais auquel il était attaché. Un chapeau qu’il décida de déposer sur un banc pour qu’il trouve tête à sa taille. Ce qui finit par arriver, puisque le chapeau disparut.
Bien sûr que l’ours fut triste. Et qu’il s’ennuya de son ami disparu. Même si le bonnet tricoté par sa grand-mère le tenait bien au chaud, ce que n’avait pu faire le minuscule chapeau.
Le temps passa. Puis vint le printemps qui ramena un oiseau parti se réchauffer les plumes durant la saison froide. Un oiseau tout petit qui portait sur la tête le tout petit chapeau. Et qui avait pour l’ours un cadeau : un chapeau à sa taille, identique au sien.
Une histoire toute simple, avec peu de mots, des illustrations de Marjorie Béal s’étalant sur deux pages. Un album qui a le goût du bonheur et qui fait battre le cœur des enfants et des grands. Un album rouge où les larmes sont bleues.
Coup de foudre assuré. Si, si. Rien de moins. À moins que vous ne fassiez partie de ces gens (infréquentables) revenus de tout.
En règle générale, la critique littéraire n’apporte aux auteurs eux-mémes que ce que l’ornithologie apporte aux oiseaux : rien du tout. (Erich Auerbach)
*toile d’Ammi Phillips
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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