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Un dimanche avec Bach 5

Philip Aaberg interprétant le prélude en fa mineur de Johann Sebastian Bach.

*toile de Giovanni Domenico Lombardi

En vos mots 311

Où est-il? Que va-t-il examiner avec ses jumelles? De quoi traitent les livres qu’il a avec lui? Est-il seul? Voilà autant de questions que vous pouvez évoquer pour nous raconter en vos mots qui est le lecteur peint par Deborah Dewit.

Tous les textes soumis seront emmagasinés pour n’être validés que dans sept jours et pas avant, afin de laisser à tous la chance d’écrire sans être influencés par les textes des autres envosmotistes.

À dimanche prochain pour la suite!

Un dimanche avec Bach 4

Nightnoise interprétant la bourrée de la Suite en mi mineur pour luth de Johann Sebastian Bach.

*toile de Poul Friis Nybo

Un dimanche avec Bach 3

Steve Erquiaga interprétant le prélude en do mineur de Johann Sebastian Bach.

*toile signée Henry Holiday

Un dimanche avec Bach 2

Gayle Levant et Tommy Morgan interprétant le prélude en do et l’Ave Maria de Johann Sebastian Bach.

*toile de Columbano Bordalo Pinheiro

Un dimanche avec Bach 1

Parce que nous sommes le 24 mars et que Johann Sebastian Bach est né un 21 mars selon certains e le 31 selon d’autres, la musicienne peinte par William Quiller Orchardson a décrété que ce dimanche serait consacré au compositeur. Elle a donc décidé d’inviter des musiciens à se joindre à nous en ce jour et les a priés de ne pas oublier leurs partitions parce qu’au pays de Lali la lecture est à l’honneur tous les jours, qu’il s’agisse de mots ou de notes.

Pour l’occasion, The Bach Variations, produit par Windham Hill en 1994 et réunissant plusieurs artistes. Et pour entamer cette journée, Paul McCandless et l’arioso de la cantate no 156.

Vagues 4

donnez-moi une cabane de sable
je vous donnerai une lumière
pour reconstruire l’horizon
donnez-moi votre bouche
j’irai toucher
le coucher du soleil
donnez-moi la nuit
je vous donnerai la musique

Fredric Gary Comeau, Vagues/Oleajes

*choix de la lectrice de Charles-Désiré Hue

Un livre à oublier

Le livre fermé, on se demande comment on a pu choisir un tel livre alors qu’il y avait sûrement juste à ses côtés d’autres livres qui en valaient sûrement plus la peine que celui-ci. Mais à quoi bon tourner le fer dans la plaie? C’est fait, c’est-à-dire choisi et lu. Ne reste plus qu’à oublier J’ai besoin de toi plus que je ne t’aime et je t’aime si fort du Suédois Gunnar Ardelius. Déjà qu’un titre pareil, c’est suffisant pour le déformer sans faire d’effort.

Et pourtant, le quatrième de couverture laissait entendre que ce livre avait été un succès dans sa langue maternelle, qu’il était plus ou moins inclassable par sa forme et qu’il avait pris tout le monde par surprise à cause de originalité. Or, ce premier roman, destiné aux 15 ans et plus, que l’éditeur n’a pas cru bon de paginer, est un ramassis de chapitres courts faits d’instantanés de peu d’intérêt. Cette supposée histoire d’amour qui nous est racontée au moyen de ceux-ci nous donne un roman décousu et sans intérêt.

Il n’en reste pas moins que j’ai retenu une phrase :
« Quand sait-on que c’est fini?
– Peut-être quand on se sent plus amoureux de ses souvenirs que de la personne qu’on a devant soi. »

Mais c’est tout ce que je retiendrai. J’ai besoin de toi plus que je ne t’aime et je t’aime si fort fait partie des livres à oublier.

Titre pour le Défi Premier Roman

Il suffit d’un livre

Et parfois je me mets à rêver. J’imagine un métro qui me transporterait de Montréal à Paris en passant par Lisbonne, Moscou, Londres et Bruxelles. Un métro qui serait en mesure de faire ce que les livres font. M’emmener au bout du monde en quelques minutes.

Et assise dans le wagon qui me mène au centre-ville, j’ouvre un bouquin.
Pendant une quinzaine de minutes, je serai ailleurs. Là-bas. Loin. Très loin.

Il suffit d’un livre.

*illustration de Roger Olmos

Ferez-vous de même?

Le temps de relire son texte une dernière fois et elle le déposera sur la toile de la semaine.
Ferez-vous de même?

*toile de Jean-Étienne Liotard