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La carie

Je m’attendais à un album qui permettrait aux enfants d’avoir moins peur du dentiste. Le titre et l’illustration de la couverture pouvaient en effet laisser supposer que ce serait le cas. Mais la carie de Marissa n’est qu’un prétexte à une rencontre, imaginée par Ari Slodovnick, qu’a illustrée Manon Gauthier avec douceur et finesse, à partir d’une expédition chez le dentiste, une rencontre qui va bouleverser la vie de la petite.

En effet, sur son chemin, elle va croiser un mendiant. Se retourner pour ne pas le perdre des yeux. Le regarder par la fenêtre en attendant son tour. Avec sa petite idée en tête. Que je ne dévoilerai pas. Parce qu’elle est si tendre, si poétique que j’ai envie que vous la découvriez.

La carie est un album sur la générosité, sur le partage, sur la tolérance et sur la magie des enfants. Et plus encore.

Moon River

Même si je préfère Eva Cortés quand elle chante dans sa langue maternelle, je ne peux que lui lever mon chapeau après avoir écouté à plusieurs reprises et avec le même plaisir chaque fois son album Back 2 the source, où elle revisite quelques classiques avec originalité, si bien qu’on a presque l’impression d’entendre de toutes nouvelles chansons.
Pour le plaisir, voici Moon River.

Un Noël doré

Grâce à l’appareil photo d’Armando. À moins que ça ne soit celui du joueur de tours Pépé Zinzin?

Ce que mots vous inspirent 560

L’aide est un acte conforme à la nature. Ne te lasse jamais d’en recevoir ni d’en apporter. (Marc-Aurèle)

*toile d’Edward Reginald Frampton

Je rêve parfois

Je rêve parfois de ces bancs où on peut s’allonger en regardant la vie dehors et lire. Je rêve parfois d’un tel lieu pour mieux savourer vos mots.

*toile de Janet Hill

Quelques poèmes de Rodenbach 2

Mon âme, tout ce long et triste après-midi,
A souffert de la mort d’un bouquet, imminente!
Il était, loin de moi, dans la chambre attenante
Où ma peur l’éloigna, déjà presque engourdi,

Bouquet dépérissant de fleurs qu’on croyait sauves
Encor pour tout un jour dans la pitié de l’eau,
Gloxinias de neige avec des galons mauves,
Bouquet qui dans la chambre éteignait son halo

Et se désargentait en ce soir de dimanche!
Mon âme, tu souffris et tu t’ingénias
A voir ta vie, aussi fanée et qui se penche,
Agoniser avec ces doux gloxinias.

Or me cherchant moi-même en cette analogie
J’ai passé cette fin de journée à m’aigrir
Par le spectacle vain et la psychologie
Douloureuse des fleurs pâles qui vont mourir.

Triste vase : hôpital, froide alcôve de verre
Qu’un peu de vent, par la fenêtre ouverte, aère
Mais qui les fait mourir plus vite, en spasmes doux,
Les pauvres fleurs, dans l’eau vaine, qui sont phtisiques,

Répandant, comme en de brusques accès de toux,
Leurs corolles sur les tapis mélancoliques.
Douceur! Mourir ainsi sans heurts, comme on s’endort,

Car les fleurs ne sont pas tristes devant la mort,
Et disparaître avec ce calme crépuscule
Qui d’un jaune rayon à peine s’acidule.

Georges Rodenbach, Le règne du silence

*choix de la lectrice de Roland Richardson

Un dimanche en Provence 10

Qui se noie ne regarde pas ce qu’il boit.

Marie Mauron, Dictons d’Oc et proverbes de Provence

*toile de Walter MacEwen

Un dimanche en Provence 9

Si le diable en sait plus long que les femmes c’est simplement qu’il est plus vieux.

Marie Mauron, Dictons d’Oc et proverbes de Provence

*toile de Pierre-Albert Marquet

Un dimanche en Provence 8

Contre mauvaise fortune, bon courage, cependant avec bonne fortune, meilleur courage.

Marie Mauron, Dictons d’Oc et proverbes de Provence

*toile de Lajos Markos

Un dimanche en Provence 7

Qui a fait la loi a imaginé les entorses.

Marie Mauron, Dictons d’Oc et proverbes de Provence

*toile d’August Macke