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Les vers de Cécile 5

Que je repose en toi, mon beau logis d’amour,
Dans la nuit de ton cœur sur mon être scellée.
Tu seras mon tombeau. Oubliant les détours,
Ombre, je vais descendre, en ton ombre effacée.

Tu seras mon tombeau. Enfin je vais dormir,
Prise dans le linceul que me fera ton âme,
Goûtant, morte sacrée, au sein du souvenir,
L’amour intérieur que ma vie réclame.

Grave, mon cœur descend en ton cœur qui m’enserre,
Me voile, me chérit, me recueille à jamais,
Et, bleu soleil dont le baiser perce la terre,
Ton œil étincelant luit sur mes yeux fermés.

Cécile Sauvage, Œuvres complètes

*choix de la lectrice de Gladys Roldan-de-Moras

Babayaga

Les illustrations de Rébecca Dautremer sont magnifiques. Il faut dire que l’illustratrice est une valeur sûre et qu’elle a su faire sa marque au fil des ans au point qu’il arrive qu’on retienne plus souvent son nom que ceux des auteurs avec lesquels elle collabore. Et peut-être sera-ce le cas de Taï-Marc Le Thanh, son mari, à qui elle a demandé d’écrire ce conte à partir la légende russe de Babayaga.

Le résultat n’est pas un mauvais livre. Au contraire. Il est correctement écrit. Formidablement illustré. Mais je ne suis pas certaine d’avoir envie d’offrir un livre qui raconte l’appétit incommensurable d’une ogresse mangeuse d’enfants préparés à toutes les sauces : tartes aux mouflets, rôtis de mêmes aux citrons confits, boudins de mioches aux olives, etc. Pas sûre du tout. À moins que vous ne teniez absolument à ce que votre neveu, l’as des coups pendables, fasse des cauchemars. À vous de voir.

Avant de passer à 2012

Quelques images du décor de Noël chez ma sœur.

Le nocturne du mercredi

Certaines personnes ont besoin de Mozart pour vivre, notamment mon amie Lucie et ma sœur. Moi, c’est Chopin qu’il me faut pour être heureuse. Et comme ce n’est pas nécessairement la tasse de thé de mes collègues, je profite amplement de mes vacances pour écouter Louis Lortie interpréter Chopin en boucle. Et parce que je ne m’en lasse pas, voici le Nocturne no, 19 en mi mineur, Opus 72, No.1.

Ce que mots vous inspirent 567

Vivre éternellement serait aussi difficile – me semble-t-il – que dormir toute la vie. (Anton Tchekhov)

*toile de Mike Worrall