Commentaires récents
Admin:
Archives:
Lumière aux aguets 4

Sur le grain de la feuille la plume
traque les ombres
écoute
les frôlements du silence
il fait désert autour de celle qui écrit

Marcelle Roy, Lumière aux aguets

*choix de la lectrice de Barbara Flowers

L’étrangère

« Dis, grand-mère, les sorcières, ça n’existe plus? » C’est parce que sa petite-fille lui pose un jour cette question que l’aïeule va entrer dans ses souvenirs et parler de cette époque où elle fut pour les autres l’étrangère.

Arrivée d’ailleurs, mise à l’écart, celle à qui on a lancé des pierres pour bien lui signifier qu’elle ne sera jamais acceptée, décide de faire appel à la sorcereï afin qu’elle la débarrasse de celle qui lui nuit.

Les sorcières existeraient donc encore? La grand-mère sait seulement qu’elle en a rencontré une il y a bien longtemps. La grand-mère sait aussi que si elle l’avait laissée faire, sa petite-fille ne serait pas là aujourd’hui. Et c’est ce que la petite saisit à mots couverts alors que le passé des siens lui est dévoilé. Sans drame. Sans éclat.

Voilà un bel album signé Emmanuelle Delafraye. Une histoire qui finit bien et bien racontée. Dommage que j’aie moins apprécié les illustrations d’Isabelle Malenfant. Mais peut-être sauront-elles plaire à d’autres que moi.

Anne-Sophie, en 1983

Les sonates pour violon de Brahms qu’Anne-Sophie Mutter a enregistrées en 2009 en compagnie de Lambert Orkis ne lui étaient pas étrangères. Loin de là. Quelque 26 ans plus tôt, celle qui a fêté ses 35 ans de carrière en août dernier les enregistrait avec Alexis Weissenberg.

C’est cette interprétation de la Sonate no.1 en sol que j’ai envie de partager avec vous. Il y a dans l’archet d’Anne-Sophie Mutter moins de retenue que dans son plus récent enregistrement. Enfin, c’est ce que j’éprouve quand je mets les deux albums côte à côte.

Le bleu de la rue Bernard

Un bleu qui fait sourire, un bleu devant lequel je suis restée. Le temps de faire battre très fort mon cœur d’enfant.

Ce que mots vous inspirent 551

Le silence est un hommage que la parole rend à l’esprit. [Louis Lavelle]

*toile du peintre écossais Henry Raeburn