Un livre est fait pour communiquer avec autrui, non pour justifier sa vie à ses propres yeux. (Bertrand Poirot-Delpech)
*toile du peintre algérien Layachi Hamidouche
Un livre est fait pour communiquer avec autrui, non pour justifier sa vie à ses propres yeux. (Bertrand Poirot-Delpech)
*toile du peintre algérien Layachi Hamidouche
Sens de son absence
si moi j’ose
regarder et dire
c’est par son ombre
unie si douce
à mon nom
là-bas loin
dans la pluie
dans ma mémoire
par son visage
qui brûle dans mon poème
et répand magiquement
un parfum
de visage aimé disparu
Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique
*choix de la lectrice de Diren He
Un recueil de nouvelles qui ont comme fil conducteur le fait qu’elles se déroulent toutes à Lisbonne, voilà qui, d’emblée, a tout de suite attiré ma curiosité, d’autant plus que celle qui donne son titre au recueil, la plus longue d’ailleurs, met en scène Jorge Luis Borges. Un Borges déjà aveugle, ayant fait la traversée de Buenos Aires à Lisbonne afin de rencontrer ceux qui l’ont invité et surtout Fernando Pessoa. Mais il ne rencontrera qu’Alvaro de Campos, lequel tentera de mettre la main sur Pessoa, sans succès.
Si cette nouvelle, assez longue, nous permet de suivre les personnages dans la capitale portugaise que l’auteur affectionne et connaît bien, car il y a vécu quatre ans, si elle nous donne l’occasion de croiser en plus des deux écrivains déjà mentionnés Eugénio de Andrade et Saint-John Perse, elle ne laisse pas de souvenir marquant, même si elle demeure la plus intéressante du recueil signé Gilles Germain.
On comprend fort bien que l’auteur, amoureux de cette ville d’où sont partis découvreurs et navigateurs, cette ville à la croisée des continents, cette ville d’odeurs, de saveurs, de monuments et d’Histoire, ait voulu nous la faire connaître en nous faisant déambuler de lieu en lieu, des bords du Tage au Bairro Alto, en passant par le Rossio et le monastère des Hiéronymites. Projet ambitieux, dont le résultat est à mon avis peu concluant, puisque je n’ai pas vraiment accroché aux nouvelles mettant en scène un marchand d’armes ou un club désuet fréquenté par ceux qui se sont réfugiés dans le passé, entre autres.
Peut-être aurait-il fallu publier à part la nouvelle qui ouvre ce recueil et les autres dans un autre recueil.

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Parfois, on a juste envie d’être ailleurs. En Italie, par exemple. Il suffit pour cela d’écouter Placido Domingo chanter Italia, ti amo pour se sentir de l’autre côté de l’Atlantique, dans une ville dont on rêve, Venise ou bien Florence, Sorrente ou Amalfi. Le temps d’un album, le ténor d’origine madrilène rend hommage au pays de l’opéra. Magnifiquement. De tout son cœur De toute son âme. Avec passion.
C’est pourquoi je vous offre Passione :

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L’amour et la littérature coïncident dans la recherche passionnée — presque toujours désespérée — de la communication. (Jorge Gaitán Durán)
*toile de Gladys Roldan-de-Moras
Où l’avide environne
Lorsque oui viendra mes yeux brilleront
de la lumière dont je pleure
mais maintenant une rumeur de fugue
anime le cœur de toute chose
Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique
*choix de la lectrice de Susan Mauck
Les images de l’artiste Quint Buchholz ont fait le tour du monde. Vous les connaissez. Vous avez vu ici certaines de ses toiles. Ailleurs, des illustrations tirées de ses livres. Mais vous n’avez retenu que ses personnages, ses lecteurs, ses plages, pas son nom. Ou alors, quand il vous arrive de croiser un de ses tableaux, son nom vous vient en tête, un peu déformé. Ça complique un peu la vie, ces deux H de suite.
Mais quand vous aurez parcouru Le collectionneur d’instants, son magnifique album destiné aux jeunes, vous ferez tout pour ne plus oublier le nom de Quint Buchholz. Au moins le temps de le faire connaître à tous ceux de votre entourage qui ont des enfants ou des petits-enfants qui aiment les livres, et de plus les beaux livres.
Car Le collectionneur d’instants, qui relate l’amitié entre un enfant qui joue du violon et un peintre qui collectionne les instants en les peignant, est à la fois un des albums les plus beaux physiquement que j’ai eu le bonheur de lire, avec ses magnifiques planches, et des plus sensibles, grâce à cette histoire de bonheur qu’on ne trouve que dans les petits détails du quotidien.
Un livre à offrir. Et même à s’offrir, si les enfants de notre entourage ont passé l’âge. Un jour, ils auront à leur tour des enfants.
Parce que vous rêvez d’un château…
De découvrir Aubrac…
ou le trou de Bozouls, voilà de bonnes raisons de suivre Lou en Aveyron.
Sachant que vous aimez découvrir des univers, je vous propose d’entrer dans celui d’Alexander Demidov, à qui on doit ces charmantes lectrices.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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