Une autre raison de m’arrêter!
Écrire, c’est faire le funambule entre le silence et la banalité. (François Bott)
*toile de Thomas Wilmer Dewing
Sans toi
le soleil tombe comme un mort abandonné
Sans toi
je me retourne dans mes bras
et m’emmène vers la vie
pour mendier la ferveur
Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique
*choix de la lectrice d’Armand Rassenfosse
Si un jour le Mozambique adoptait l’anglais comme langue officielle à la place du portugais comme il en est question en ce moment, je ne crois pas que l’écrivain Mia Couto ferait partie de ceux qui adopteraient celle-ci au détriment de sa langue maternelle qu’il a réinventée de si belle façon qu’il a créé une langue bien à lui faite de mots inventés à partir du portugais. Cela s’ajoute à ses talents de conteur que j’ai eu un bonheur fou à découvrir au fil de Chronique des jours de cendre, de Tombe, tombe, au fond de l’eau, de Terre somnambule et des Baleines de Quissico.
Le fil des missangas, son plus récent titre paru en français, réunit des nouvelles qui mettent en scène des personnages qui tentent tous de s’échapper du réel à leur manière, parce que vivre est trop difficile, vivre fait trop mal. Souvent. Surtout pour les femmes, les miséreux, les mal partis. Parfois, rêver (leur) suffit. Mais pas toujours. Pour ceux-là, il faudra agir, poser parfois le geste irréparable pour voir enfin la lumière.
Le fil des missangas, c’est une galerie de personnages avec lesquels nous faisons connaissance le temps d’un épisode déterminant, le temps d’une nouvelle brève. Notamment, L’enfant qui écrivait des vers, un des plus beaux personnages de ce recueil inoubliable, qu’on veut faire soigner parce qu’il n’est pas normal d’écrire des vers quand on est issu d’un milieu non intellectuel.
Le fil des missangas, un recueil tel un collier fait de ces perles de verre appelées missangas qu’on enfile patiemment, et dont vous pouvez lire les premières pages ici.

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Voilà un bout de temps que je me dis que je vais m’acheter un nouveau vélo, le mien s’étant éteint il y a quatre ans, mais les seuls que je trouve à mon goût ne sont pas en vente dans les magasins!
Une œuvre sincère est celle qui est douée d’assez de force pour donner de la réalité à une illusion. (Max Jacob)
*toile de Terry Sauriol
Les pas perdus
Avant ce fut une lumière
dans mon langage qui est né
à deux pas de l’amour.
Nuit ouverte. Nuit présence.
Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique
*choix de la lectrice de Judy Kramer
La réputation d’Alain Lefèvre l’interprète n’est plus à faire. Celui qui a joué avec certains des plus grands orchestres du monde et qui a interprété les classiques comme les compositeurs contemporains est par contre moins connu pour ses compositions, alors qu’il a pourtant enregistré quatre albums les mettant à l’honneur. Tout cela en faisant découvrir ou redécouvrir des artistes comme André Mathieu, en faisant une incursion du côté du jazz et en animant une émission hebdomadaire à la radio de Radio-Canada.
Alain Lefèvre, le polyvalent, le touche-à-tout, qui travaille actuellement sur les 24 préludes de François Dompierre, dont la création aura lieu l’an prochain plutôt que cette année, a, avec Jardin d’images, produit un album sensible, tout en nuances et en glissements, qu’on écoute en boucle sans se lasser. Et duquel j’ai extrait Tendresse juste pour vous :

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Une autre promenade bien fleurie proposée par Denise dans un lieu que vous pourrez découvrir en cliquant ici.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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