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Un dimanche de vacances 2

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Un petit tour de Cape Ann en photos, voilà ce que je vous propose comme première halte de la journée.

*toile de Debbie Gonville Miller

Un dimanche de vacances 1

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Avant que je ne partage avec vous les photos de mes vacances après les avoir triées, puis réduites, j’ai envie de vous faire découvrir ce coin de paradis où j’ai passé un peu de temps — pas assez bien entendu — et où je compte retourner, bien évidemment. Il y a trop de choses encore à voir, à savourer, dont s’imprégner.

Cet endroit, c’est Cape Ann, un des deux caps du Massachusetts, l’autre étant le renommé Cape Cod où je suis allée à quelques reprises. Cape Ann, c’est un bras de mer qui s’avance dans l’Atlantique avec ses vedettes, Gloucester et Rockport, une région que vous pourrez découvrir grâce à ce billet.

Le reste, je vous le raconterai heure après heure. Vous me suivez?

*toile d’Alfred Augustus Glendenning Junior

Avec le poète Carita 2

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Tout ce temps que nous gaspillons à être
Si inconsidérément brefs
Car déjà si peu vivants nous nous traînons ainsi
Jusqu’à la mort;

Dis-moi combien de temps met le chant du merle
Pour succomber à un simple appel de ta part,
Dis-moi combien de temps met la brièveté pour parcourir
Toute la distance où je serai maintenant du silence
De ta maison.

Fernando Eduardo Carita, La maison, le chemin

*choix de la lectrice de George Jones

Petites géographies orientales

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Avec Petites géographies orientales, Mélanie Vincelette, fondatrice et directrice de la maison d’édition Les marchands de feuilles et de la revue littéraire Zinc, avait fait une bien belle entrée en littérature en 2001. Un talent qui a été relevé par critiques et lecteurs et confirmé par le Prix du jeune écrivain francophone en 2004, le prix littéraire Radio-Canada (catégorie Récits) en 2006 et le prix Anne-Hébert en 2007.

Petites géographies orientales, c’est un voyage au pays des couleurs, des odeurs, et des amours qui ne peuvent vivre ou survivre. Un voyage dans des ailleurs au goût de bout du monde où des personnages séduits par les lieux où ils arrivent, vivent au quotidien, ou ne sont que de passage, se laissent gagner par des ambiances et parfois aimer par ceux qu’ils croisent.

Qui aime les nouvelles, et qui aime se laisser envoûter par des univers qui n’ont rien à voir avec celui dans lequel ils évoluent jour après jour, trouveront leur compte avec ce recueil bien ficelé, à l’écriture incisive, évocatrice, efficace. Si bien que probablement en redemanderont-ils.

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détails ici

Les mésaventures de Lali

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Il était une fois Lali qui voulait voir la mer pour ses 50 ans.

Et comme la mer n’est pas tout à côté, j’ai quitté Montréal lundi pour être au bord de l’Atlantique le 16. Le cœur léger. Pas insouciante, mais presque. J’avais laissé suffisamment de billets programmés pour combler les lecteurs affamés. Mais.
Mais c’était sans compter la surprise que j’ai eue mardi en rentrant de Rockport, Massachusetts. Le pays de Lali n’était plus accessible depuis plus de six heures. Pour une heure, puisque ça arrivait à l’occasion, il n’y a pas raison de trop s’inquiéter. Mais six? Mon cœur de quinquagénaire se débattait dans ma poitrine. Allais-je survivre à mon anniversaire?

Du coup, courriel à mon hébergeur en Belgique. Requête à la compagnie montréalaise qui possède le serveur loué par l’entreprise française avec laquelle mon hébergeur fait affaire. Mais la compagnie montréalaise refuse de nous parler. Ni Patrick, qui m’a offert mon blog et qui est mon hébergeur, tout comme celui d’Armando et d’Olivier, ni moi n’obtenons de quiconque ne serait-ce qu’un mot rassurant.

Et nous voilà mercredi matin. Je quitte Nashua, New Hampshire tôt et laisse le pays de Lali aux mains de Patrick. Je veux enfoncer mes pieds dans la sable, ramasser des cailloux, écouter les mouettes s’engueuler.

L’orage de l’avant-veille avait laissé du varech sur la plage. Mais j’avais les pieds dans l’eau et les vagues venaient mourir derrière moi. Je ne pensais plus qu’au bonheur d’être là. Il y avait beaucoup de bleu. La mer, et puis le ciel, des bateaux, des maisons.

Il faisait moins bleu au retour. Le pays de Lali était toujours hors ligne. Et je ne pouvais tout de même pas rester devant l’écran à attendre qu’il se passe quelque chose. J’avais bien autre chose à faire. Comme profiter de mes vacances et manger une pizza.

Les vœux d’Armando ont été un baume. Je pouvais au moins dire à ceux qui visitent les deux endroits ce qui se passait.

Jeudi matin, Carrefour Internet nous annonçait qu’il ne faisait plus affaire avec le fournisseur montréalais. Tout allait être déménagé en cours de journée. Mais quand je suis rentrée de vacances, ce soir-là, rien. Pas d’accès. Message sur un forum. Puis des nouvelles. Hier matin. Le transfert était fait. Il suffisait de modifier des DNS, ce que Patrick a fait à son retour. Le pays de Lali était enfin en ligne, 80 heures après la coupure. Du moins en Belgique. Mais pas chez moi. Une capture d’écran m’a fait voir l’état. Une catastrophe. Maïté/Aliénor qui a vu la chose vous le dira. Toutes les images avaient disparu et il y avait un curieux avertissement dans chaque billet. L’acharnement de Patrick avec qui j’étais en ligne a été récompensé. Il a désactivé le plug-in défectueux.

Des commentaires commençaient à arriver, des courriels me les annonçaient. Mais je n’avais toujours pas accès à mon blog. J’ai passé des heures à tenter de régler le problème : redémarrage du modem, modification du pare-feu, etc. Rien. Pas moyen d’ouvrir les pages de Lali. Entre deux serveurs, la connexion ne se faisait pas. C’est en passant par un proxy que j’ai enfin pu retrouver le pays de Lali dont l’aspect est presque le même. Ceux au regard plus aiguisé auront remarqué que l’anglais a remplacé le français. Je crois qu’il est possible de vivre avec ce détail. Il vaut mieux des dates en anglais que la disparition d’images.

Et ce matin, surprise! Je peux enfin accéder directement au pays de Lali. Plus besoin de proxy.

Je peux enfin vous retrouver. Merci à vous d’être au rendez-vous. Merci pour vos courriels, ceux qui m’ont été envoyés, ceux que vous avez fait parvenir à Armando que je remercie. Je n’ai pas pris le temps de vous répondre, trop occupée à tenter de vous redonner mon pays dans lequel vous avez tous votre place. Merci aussi à Patrick qui a passé toute la soirée d’hier à tenter de redonner à Lali ses couleurs.

Tout de même, curieuse façon d’entrer dans la cinquantaine. Mais ne dit-on pas que le meilleur est à venir? J’ai envie d’y croire.

Bienvenue à nouveau au pays de Lali.

Avec le poète Carita 1

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C’est un recueil du poète portugais Fernando Eduardo Carita que la lectrice de la peintre néerlandaise Elisabeth Jonkers s’est arrêtée. Un recueil intitulé La maison, le chemin, traduit par Marie-Claire Vromans (entre autres traductrice des poètes Almado Helder,Paulo Teixeiro et Nuno Judice) et paru en français en 2008, duquel elle a tiré cet extrait :

La moitié d’une vie pour prononcer une simple syllabe de silence,
L’autre moitié seulement pour la dé-prononcer,
Et avoir ensuite une mort entière
Pour rebaptiser d’un coup toutes les choses du monde.

Malgré de formidables illustrations

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Autant les illustrations de Marie Desbons donnent envie qu’on y entre tant elles regorgent de détails, tant elles sont colorées, gaies et rigolotes, autant l’album L’école de mes rêves a peu d’intérêt. Les univers trop beaux, trop parfaits, calqués sur les rêves, ont toujours eu l’heur de m’agacer, surtout quand ils peuvent laisser croire qu’ils ne relèvent pas de la fiction mais de la réalité. Nonobstant le titre qui indique qu’il s’agit bien d’une école fictive qui n’a rien à voir avec le réel, nulle part nous est-il mentionné quand on tourne les pages que nous sommes bien dans un rêve.

Et cela m’a agacée, je le redis. Beaucoup agacée. Ou plutôt, énormément. Même si j’ai beaucoup aimé les illustrations de Marie Desbons. Vraiment beaucoup.

Les roses rouges du boulevard de l’Assomption

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Il a fallu que je m’arrête pour les saluer. Bien entendu. Vous auriez fait la même chose, n’est-ce pas?

Les roses de Chantal

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Et de belles roses, de plus!