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Un goût de soleil

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Il est des livres dont on sort en se léchant les lèvres, avec des odeurs plein le nez et en tête des couleurs plus vives les unes que les autres. Tel est le cas d’Un goût de soleil d’Anne Bragance, que m’a suggéré Lou, livre qui porte admirablement bien son titre. Le soleil est en effet partout dans ce petit livre où prédominent la gourmandise, la gastronomie et tous les souvenirs qui y sont reliés.

C’est donc en voyage que nous emmène l’auteure avec ce petit livre d’une centaine de pages. Un voyage au pays de son enfance, le Maroc; un arrêt au pays des saveurs découvertes et redécouvertes; une incursion dans ses souvenirs où sont mises à l’honneur les traditions familiales; des étapes (Bagdad, le Sénégal, l’Inde) où de nouvelles saveurs sont proposées à l’auteure; des rites; des plats présentés en toute simplicité; c’est ainsi que pourrait se décrire ce livre. Un livre où à Noël les oranges sont plus grosses que le reste de l’année et où il n’y a rien de tel que la cueillette des cerises.

Un livre qui m’a enchantée. Qui a titillé mes papilles comme mon esprit. Un livre qui fait partie de la collection Exquis d’écrivains (aux éditions Nil) que je compte bien explorer. Qui sait si grâce à la suggestion de Lou ne me viendra pas aussi l’idée de raconter mes propres souvenirs gourmands?

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détails ici

Les hémérocalles de Monique

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Une fois de plus, ma sœur a raison d’être fière!

Les hydrangers de Monique

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Vous ne vous étonnerez pas si je vous dis que ma sœur en est très fière?

Un peu de taichi?

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Pour cela, il nous suffit de copier les mouvements du personnage sculpté par Ji Ming, qui nous accueille les bras ouverts au Jardin botanique de Montréal.

Ce que mots vous inspirent 452

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En poésie, en philosophie et en toute littérature, quand on n’a que le temps de penser et d’écrire, on est perdu. Il faut avoir le temps de rêver. (Alfred de Vigny)

*illustration de Miriam Miras

Quelques poèmes courts 3

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Papillon qui bats des ailes
je suis comme toi —
poussière d’être!

Kobayashi Issa, Haiku. Anthologie du poème court japonais

*choix de la lectrice de Boris Ivanovich Gorbunov

Les chevaliers du subjonctif

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J’avais beaucoup aimé Et si on dansait? d’Erik Orsenna, le dernier des quatre livres qu’il a consacrés à la grammaire française. C’est pour cette raison que j’ai entrepris de les lire tous en reprenant les choses dès le début.

N’ayant que moyennement apprécié le premier tome, La grammaire est une chanson douce, c’est sans attente que je me suis plongée dans Les chevaliers du subjonctif. Or, l’image pour représenter ces chevaliers est belle, à savoir celle de rêveurs, d’êtres pleins d’espoir, voire des utopistes, à la défense du possible ou d’une réalité qui ne demande qu’à exister, une belle image, disais-je, mais pas suffisante pour donner au livre cet attrait pour la langue française que possède Et si on dansait?

Nous avons donc droit à un roman qui va dans toutes les directions et à quelques idées toutes faites sur l’amour plutôt qu’à la grande enquête annoncée par Jeanne, la jeune narratrice que personnellement je trouve un peu trop délurée (elle connaît tout des films X et est une habituée de l’alcool). J’aurais apprécié que l’auteur et son héroïne s’éparpillent moins, qu’il soit davantage question du subjonctif, et que l’auteur nous donne le goût d’utiliser ce temps malgré ses difficultés — soulevées mais pas expliquées — et même, qu’il nous passionne pour lui. Or, Jeanne, après quelque temps sur l’île du Subjonctif, décide de rentrer. L’indicatif l’attend. Et ce subjonctif si bien utilisé par Alphonse Allais dans ces vers :

Oui dès l’instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l’amour qu’en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le dise
Qu’avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu’enfin je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez?

ne fera pas d’elle une fan inconditionnelle. Dommage. Voilà le deuxième titre de cette série qui me laisse sur ma faim. En espérant que La révolte des accents qui m’attend ne me désappointera pas.

Les clématites du jardin botanique

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Pour leur beauté, pour leur couleur, pour le soleil qui embellissait leurs pétales…

Les hibiscus du marché Maisonneuve

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Simples ou doubles, ils font rêver!