Il m’arrive de ne pas laisser de livre sur la table et d’inviter les lectrices du soir à choisir elles-mêmes sur mes rayons un recueil à partager avec d’autres. C’est ce qui s’est passé avec la lectrice de l’artiste Valentin Vildgrube, laquelle a sélectionné L’ombre d’or du poète québécois Pierre Chatillon, dont j’avais oublié l’existence. C’est donc grâce à elle que j’ai pu relire ceci :
L’automne
Chaque feuille est un œil
et si l’arbre était bleu
il coulerait comme un doux fleuve d’yeux
mais c’est un arbre enfeuillé d’yeux soleils
au bord du froid
un grand feu d’yeux







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