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Anecdotes de libraire 58

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Je me demande toujours quand vient septembre le but d’une rentrée littéraire. N’est-ce pas pour les auteurs une façon d’être noyés dans la masse? Rien à faire, je suis toujours triste pour ceux qui publient en cette saison, particulièrement les auteurs dont c’est le premier livre, lequel a de fortes chances de passer inaperçu au milieu des « canons » de la rentrée, sauf si un critique ou un libraire, ou les deux, décident de le mettre en valeur pour quelque obscure raison.

Quel est donc la raison de cet entêtement? Je n’en vois qu’une : la course aux prix littéraires… Hélas. Car pour moi, ce n’est pas une bonne raison. Et je serai toujours triste pour ces livres qui seront écartés, parce qu’un éditeur a absolument voulu les publier en septembre.

*toile de Stephen Magsig

Comme il serait doux…

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Comme il serait doux de filer en douce, de laisser derrière moi ce qui peut attendre et d’aller dans ce parc, à un kilomètre du bureau. De faire comme la lectrice peinte par June Harris (artiste dont on ne trouve plus de traces). D’ouvrir un livre tandis que le ciel me raconte des histoires d’automne, alors que quelques feuilles en annoncent déjà les couleurs. Oui, comme il serait doux…

La suggestion du 4 septembre 2009

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La lectrice peinte par Robert Bereny aurait-elle eu elle aussi un professeur de linguistique qui aimait beaucoup Jules Supervielle et qui se servait de ses poèmes à titre d’exemples dans ses exercices de grammaire? Si tel est le cas, elle aura sûrement beaucoup de plaisir à lire ce texte!

Après-midi à Shelburne, Vermont 5

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Quelques exemplaires uniques créés par Louis Comfort Tiffany, qu’on peut découvrir au Shelburne Museum jusqu’en octobre. Et ce n’est pas fini : suite mardi!

Spécimen montréalais

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Peut-être que si je cherche un peu, je trouverai un spécimen semblable à celui qu’avait photographié Armando à Montréal en août 2007?

Dès maintenant?

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Comme demain vous n’aurez pas une minute à vous avec les nouvelles débridées, peut-être devriez-vous dès maintenant penser à écrire quelques lignes à partir de la toile qui vous a été offerte dimanche, à l’instar de l’écrivaine peinte par Maria Blanchard?

Ils ne savent rien d’elle

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Ils ne savent rien d’elle, rien que son amour pour les livres, et encore pas tous, juste ceux qui l’ont vue lire. Et pourtant, elle sait tant de choses sur eux. Que la fille aînée de Mme G. est entrée au secondaire et que celle-ci trouve ça dur de ne plus avoir sa fille à manger le midi. Qu’Éric est allé à un baptême dimanche. Que le rosier de Lisette va avoir une nouvelle floraison, elle lui a fait voir les boutons. Que Daniel a acheté une nouvelle voiture. Que la mère de José n’ira pas au Chili cet hiver, elle ne supporte plus les voyages en avion avec ses 87 ans.

Non, ils ne savent rien d’elle, sauf qu’elle habite là-bas et qu’elle a toujours un sourire ou un mot gentil pour eux. Et parfois, un livre à la main.

*sur une toile de Barbara Jaskiewicz-Socewicz

Dans 24 heures, humour et fantaisie!

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Bien évidemment que la lectrice peinte par David Drummond n’a rien déniché d’intéressant dans le journal du jour en dehors de la grille des mots croisés : c’est seulement dans 24 heures que paraîtra le journal des nouvelles débridées, votre rendez-vous mensuel avec l’humour et la fantaisie. Deux choses dont nous avons tous bien besoin!

À l’heure du Portugal 30

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moment musical en compagnie d’Amália Rodrigues
interprétant Lirio Roxo

*toile de Kim Frohsin

Portes sur la mer 4

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C’était ce soir au tour de la lectrice peinte par l’artiste israélien Mordechai Levanon de s’asseoir en compagnie de Portes sur la mer, le recueil de Louise Pouliot, publié en 1956. Un recueil qui l’a bouleversée par ses images. Si bien qu’il lui a été difficile de ne choisir qu’un texte. Que voici.

Tais le verbe de ton désir
laisse-moi ton regard

Tais la pression de tes paumes troublées
n’altère pas l’être

Libère ton âme des formes sondées
sois otage d’absence

Car plus belle est l’extase des latents baisers