C’est la lectrice peinte par Jenny Leung (artiste dont les liens ont disparu) qui a parcouru ce soir le recueil de Louise Dupré intitulé Noir déjà et dont elle a retenu ces vers :
Toujours la langue
de tant de morts
étonnée
entre les dents
le vide qui s’affaisse
comme un drapé
on ne sait plus
faire vibrer les temples
au tremblement
du requiem
fiévreux et bas
et nord à peine pôle
le ciel se mesure
à la minceur du jour








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