D’où venait-elle? Je ne sais pas. Où allait-elle? Je n’en sais rien non plus. Je sais seulement que la lectrice de Beth Hilden s’est arrêtée quelque temps et qu’elle est repartie en laissant le recueil de Mireille Ruppli-Coursange intitulé Les ombres portées de mes chimères ouvert sur ces mots :
Mots effilochés
tombés du cœur
un jour de tourmente
tout grêlés d’émotion
sur les vagues remuées
bousculées
chavirées d’un cauchemar
Les images naufragent
dans la nuit secrète
mystérieuse
et le sommeil alors
vibre
d’un éclat de pépite
dans la lumière
des songes




















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