La lectrice peinte par l’artiste israélien d’origine roumaine Nachum Gutman a pris ses aises. Pas question de lire à toute vitesse le recueil de Mireille Ruppli-Coursange intitulé Les ombres portées de mes chimères. Voici où elle s’est arrêtée :
Sans pitié sans excuse
la vie déchire tes rêves
comme des photos jaunies.
Crisper ta main de vouloir
croire à demain contre un ciel gris
tu t’efforces à cette figure de style.
Et ta plume en silence
griffonne peut-être du sens.
Dehors l’oiseau s’est tu
qui gazouillait sa joie.
Dedans l’interrogation suspend son point
en haut d’une fenêtre
fermée contre le froid.
Et sur la feuille, le bruit furtif
d’une plume
qui dérive
en fumée.



















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