C’est avec la lectrice peinte par Antonio Sartini (dont toute trace de l’artiste semble disparue de la toile) que nous fermerons ce soir pour la dernière fois l’anthologie La poésie québécoise de Laurent Mailhot et Pierre Nepveu. Non, sans un dernier poème, signé Michel Leclerc.
L’en-dessous du sommeil
Chaque soir ma tête s’enfonce
comme l’âme d’une épine dans l’espace
tout ce qui cède alors
ressemble au passage archaïque de la lune
sur l’écaille unanime des cils
déjà la terre s’émiette entre mes jambes
sauf son amour
sous l’aisselle bleue des glaces
je repars dans le cerveau de la nuit
pour voir tourner la terre en mon absence.














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