Elle laissait des livres partout. Pour qu’il y en ait dans toutes les pièces où il cherchait la lumière, le studio, le salon et parfois même la cuisine. Pour pouvoir s’asseoir là en sa compagnie et ne pas le déranger quand ses mains pétrissaient la glaise, quand ses couteaux travaillaient une ébauche, quand il était dans son monde. Elle laissait des livres partout. Des livres qu’elle reprenait là où elle les avait laissés pour le simple bonheur d’être près de lui, dans son monde à elle, tandis qu’il était dans le sien.
*sur une toile de Kevin McNamara

Une réponse
C’est un très joli billet Lali! J’aime.
Cette superbe toile me donne l’impression d’être invitée dans le salon…