La lectrice de l’artiste Jennifer Young rêverait-elle d’un voyage au Québec? Et de plus, d’un voyage pas ordinaire? Il n’est pas impossible qu’elle trouve là une manière originale de réaliser son rêve.
La lectrice de l’artiste Jennifer Young rêverait-elle d’un voyage au Québec? Et de plus, d’un voyage pas ordinaire? Il n’est pas impossible qu’elle trouve là une manière originale de réaliser son rêve.
Lire en Algarve fait voir la vie en bleu, vous ne trouvez pas? À moins que ce soit la faute d’Armando qui se promène avec un pot de peinture bleue?
C’est vrai qu’il pleut un peu trop sur Montréal depuis quelques jours, ce n’est pas moi qui dirai le contraire. Mais j’avoue, la pluie, en plus de faire pousser les fleurs, sait créer des œuvres d’art si on arrive au bon moment…
Quand j’ai décrit à maman les clochettes en forme de cœur que j’avais trouvées sur mon chemin, immédiatement elle m’a dit : Ce sont des cœurs saignants. Ta grand-mère en avait dans sa cour. Ce que c’était joli! Et joli est un bien faible mot pour ces cœurs valsant au son d’une musique que seuls eux entendent. Craquant serait bien plus juste!
Donc, des cœurs saignants ou cœurs saignants d’amour… Quel nom fantastique et beaucoup plus simple et plus poétique que Dicentra spectabilis. Et plus dramatique et théâtral que cœur de Marie, son autre « petit nom » usuel…
Les lecteurs et lectrices à qui j’offrirai ma suggestion du jour à partir d’aujourd’hui, et ce jusqu’au 31 août, auront tous des airs de vacances. Chaises longues, parasols, plages, bords de lac et décors estivaux seront donc proposés tous les midis en même temps qu’une destination sur la toile à ceux-ci. Des toiles dans lesquelles vous aurez peut-être envie de vous glisser, à l’instar de la lectrice peinte par Candace Whittemore Lovely.
Elle choisissait souvent des livres qui l’emmenaient loin de chez elle, dans ces villes où elle n’irait peut-être jamais mais dont elle avait appris à aimer les noms, les rues et les quartiers. Des villes qui avaient une longue histoire qui s’entremêlait à celle des personnages. Prague, Venise, Barcelone, Bordeaux, Édimbourg, Lisbonne, Vienne… Elle ne se lassait pas de tous ces ailleurs. De ces ailleurs qu’elle connaissait presque autant que ces villes où elle avait mis les pieds. Paris, Londres, Amsterdam, Bruxelles, Genève, San Francisco…
Et certains jours, quand j’examine ce que je lis, je me dis qu’elle et moi nous ressemblons. Un peu. Enfin, un peu plus qu’un peu.
*sur une toile de Julia Afonso Chillon
C’est au tour de la lectrice peinte par Marc Chalmé de se plonger dans Transparole, un recueil d’Alain St-Yves. Aimera-t-elle, comme moi, ces quelques mots?
En cet aujourd’hui
je suis le hasard
et vous les parfois
et parfois
c’est le contraire
qui vient à notre rencontre
Vous jouez donc les hasards
et je m’y prends parfois
Je me dis qu’ainsi
tout est presque parfait
quand on le veut bien
je dis presque
à cause du hasard
qui parfois déjoue tout
Elle était si convaincue qu’elle en devenait presque convaincante. Tout allait s’organiser comme elle l’entendait et dans cet ordre. C’était décidé.
D’abord, elle allait changer d’emploi. D’ailleurs, elle avait commencé à chercher, avait envoyé quelques CV. Elle avait même été convoquée en entrevue, mais elle n’était pas prête à l’aventure : c’était un remplacement de congé de maternité. Un an seulement. Aucune assurance qu’on lui trouverait autre chose, et elle avait deux enfants.
Ensuite, elle allait déménager. Elle voulait plus d’espace et surtout que ses fils aient chacun leur chambre et peut-être un petit coin à elle où elle pourrait bricoler. Si elle en avait le temps. Mais ce qui était certain, c’est qu’elle allait quitter ce lieu où elle vivait depuis trop longtemps quand elle aurait trouvé un autre emploi.
Et puis, après elle se mettrait en chasse. Enfin, elle n’a pas dit les choses de cette façon, c’est mon interprétation personnelle qui me fait choisir ces mots. Elle a plutôt dit Je vais me trouver un amoureux. Convaincue et convaincante qu’elle allait le trouver parce qu’elle aurait fait les choses dans l’ordre : nouveau travail, déménagement, relation amoureuse.
Sylvia était si sûre d’elle que je n’ai pas oser jeter un caillou dans la mare de ses rêves. Lui dire que les choses n’arrivent pas toujours dans cet ordre. Que même en visant le scénario parfait, il y a parfois des impondérables les jours de tournage. De plus, ce n’était pas à moi de miner sa belle assurance, la vie se chargerait bien de le faire sans mon aide.
Et quand elle est partie, j’ai ouvert un livre. Ma seule assurance, c’était que jour après jour il y en aurait toujours un qui m’attendrait.
*sur une toile de Jason Waskey
Qui aime la sculpture et notamment des personnages en train de lire sera servi en faisant un petit tour chez Faby (aussi connue sous le nom de Fabienne Petit) dont je vous offre quelques scènes irrésistibles.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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