Peut-être qu’elle m’attendait?
Certains matins, on aurait juste envie que ce soit encore le temps des pivoines, pour que l’été n’en soit qu’à ses débuts… et on retrouve dans ses tiroirs une photo de cette époque et on sourit…
C’est la lectrice du peintre brésilien Adalberto Lütkemeyer qui fermera ce soir le recueil La poésie en face de Michel Lucarelli. Non sans avoir sélectionné un texte, que voici:
UNE SORTE D’ORCHESTRE
Sous les doigts du harpiste
toutes les cordes se libèrent
En son jardin
le mûrier toujours vert
fouille les sons
jusqu’à l’extrême racine
Malgré le froid que les feuilles fixent
une musique sûre ressource les saisons
La vie prend alors la mesure
du sol sous nos pas
Sa clé fut perdue
un soir de fugue faste
et la mer ne retient
que le solo d’un souffle
Il est impossible de résumer le parcours initiatique de Jean-Yves Loude dans Lisbonne dans la ville noire tant les pistes sont nombreuses. Un parcours qui nous transporte au cœur de l’Afrique en plein Lisbonne, ni plus ni moins. Un parcours savant – Jean-Yves Loude est anthropologue – mais surtout un regard curieux sur toutes ces traces laissées par les siècles dans l’Histoire comme dans le quotidien. Un regard tel que tout Lisboète qui se plongera dans ce récit où, joli clin d’œil pour la Québécoise que je suis, il croise le dessinateur Pierre Pratt, un fou de Lisbonne tout comme l’auteur, découvrira un pan de sa ville qu’il n’avait, dans la plupart des cas, jamais regardé avec une telle attention.
Et c’est avec cette même curiosité que nous le suivons, avides de voir se déployer des lieux, des personnages actuels comme venus du passé, d’entendre ces musiques nées au Cap-Vert ou ailleurs, de goûter la cachupa avec lui tandis que les uns et les autres racontent leur histoire et celles qu’ils ont entendues, jamais écrites, mais toujours présentes dans la mémoire collective.
Un livre dont on sort avec une foule de renseignements concernant la présence africaine à Lisbonne, tellement qu’on ne sait par quelle piste débuter. Un livre dont on sort aussi avec le sentiment d’accomplissement d’un voyage hors du commun dans cette ville où, dit-il, « les nuages paraphrasent le relief et répètent des collines dans le ciel ».
C’est à Bruxelles, à la Galerie Bortier, que Chantal a croqué ces images pour nous. Ça ne vous donne pas envie de partir?
Je connaissais cette façon de décorer les murs intérieurs, mais c’est bien la première fois que je croisais un mur extérieur aussi joliment peint et accueillant pour les fleurs!
Et coup de chance, la faiseuse de joli décor sortait justement de chez elle alors que je prenais des photos si bien que j’ai pu la remercier du bonheur qu’elle donnait aux gens… Si vous aviez vu son sourire! Elle avait fait ma journée et moi la sienne!
J’ai regardé la lectrice peinte par Jeffrey T. Larson. Longuement. Elle a l’âge que j’avais quand j’ai découvert les albums de Tintin. Si bien que j’ai envie de l’emmener visiter cet endroit!
C’est la pause, donc une fois de plus nous voici au Marché Maisonneuve!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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