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Quand Tina Charles nous faisait danser

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Été 1976. Quinze ans au mois d’août. Premier jean. Bikini orange. Maillot de bain orange. Pantalon orange. Des heures à jouer les sirènes avec un pince-nez : je venais de découvrir la nage synchronisée. Le reste du temps à lire, à écouter des chansons françaises. Ou à danser sur I love to love de Tina Charles, qui sait encore aujourd’hui me faire trémousser.

*sur une toile d’Angel Luis Lopez Gimenez

Quand on ne passe pas tout droit…

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On a droit à des moments empreints de douceur comme celui-ci…

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C’est bien vrai! Quelques gouttes d’eau n’altèrent en rien leur beauté!

La suggestion du 13 juillet 2009

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Je ne sais pas si la lectrice de Jan Bloom a les mêmes goûts que moi, mais cette photo absolument délicieuse m’a fait sourire. Et beaucoup.

Lire sur un banc à Lisbonne 1

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D’après ce que m’a raconté Armando, la ville de Lisbonne compterait de nombreux bancs où il fait bon regarder le temps qui passe, rêver, s’embrasser et même lire! Toutes des choses agréables, non?

Joli teinte pour commencer la semaine

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Puisse cette teinte attirer le soleil et le retenir!

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Quelques gouttes d’eau n’enlèvent rien à leur beauté… À suivre!

C’est vrai qu’en Algarve tout est bleu

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Et est-il meilleure façon de débuter par la semaine que par du bleu Armando?

Bonne idée, non?

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Lorsqu’elle a déposé les livres contenant les commentaires sur la toile du dimanche 5 juillet ainsi que le nouveau tableau confié à votre inspiration afin que vous puissiez le raconter en vos mots, l’artiste Cheryl Ratcliff a pensé que la lecture serait plus agréable avec un café. Bonne idée, non?

Les mots d’Alain 18

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C’est la lectrice de l’artiste Charles Auffret qui s’est ce soir assise en compagnie des mots d’Alain St-Yves et de son recueil Transparole. Des mots qui l’ont touchée, particulièrement ceux-ci :

Laisser une page blanche
ou deux peut-être trois quatre mille s’il le faut
ou un arbre une forêt entière toutes les forêts debout
laisser une page blanche
parce qu’on ne sait pas toujours quand monte la poésie
parce qu’il y a une lettre en retard depuis si longtemps
une page blanche pour esquisser le cosmos
une page pour la marée avec des coquillages bavards sur une plage
une page chaude et très douce pour le temps qui remue l’âge
laisser une page blanche
parce qu’il y a des choses urgentes à noter qui font frémir la chair
parce que le cœur doit parfois faire le ballant
une page blanche pour emmitoufler la vieillesse
abandonnée à la pâleur des murs
une page pour les lourds silences qui déséquilibrent l’espace
une page très blanche pour la mémoire qui nous blessera peut-être
une pour noter des gestes trop longtemps retenus
une pour des baisers plein la bouteille bus au même verre
laisser une page blanche
parce que la vérité saigne sans se plaindre
parce qu’il faudrait bien cacher son mépris ses erreurs et son orgueil
une page blanche pour la lettre anonyme que tu écriras à Dieu
une pour déposer les brumes bleues d’un regard mouillé
une page pour la mort qui effleurera ce livre
et des centaines de milliers de milliards pour après elle
une pour la nuit quand se réveillent les fantômes
une page immense pour la terre pour la vie autographiée
une pour les pardons pris dans la gorge
une avec des potins qui remplissent le téléphone
une page avec des odeurs de bonne cuisine
et la saveur des murmures qui font le bonheur
une page sale et noire la seule pour les guerres
le pouvoir oppressif et toutes les ignobles imbécillités de ce monde
en sachant qu’il faudra brûler cette page immonde
laisser une page blanche
pour nos illusions qui règlent momentanément l’époque
page blanche pour écrire des graffiti
page volage pour certaines nuits buissonnières
page fidèle pour la solitude lumineuse
laisser une page blanche
ou deux peut-être trois quatre mille s’il le faut
ou un arbre la forêt entière toutes les forêts debout
laisser une page blanche une dernière et qui le restera
page étrange et fascinante pour nos rêves les plus secrets
les plus intimes divisés quatre milliards de fois
à la limite de nous fragiles et vulnérables
quand la vie vacille immensément
et semble à jamais vouloir basculer…