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Tentation!

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J’ai résisté à la tentation. Non pas que l’enseigne ou les emballages de la chocolaterie Neuhaus de la rue Sherbrooke n’étaient pas invitants… mais je ne suis pas entrée. J’ai juste fermé les yeux une minute et une praline dont je connais le goût a fondu dans ma bouche…

L’homme confiné à la terre ferme

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Il restait là des heures. Avec pour seul horizon la ligne du ciel qui touchait l’océan dont il rêvait mais qu’il n’avait jamais pu connaître parce qu’il n’avait jamais été en mesure de contrer le mal de mer qui l’étouffait dès qu’il quittait la terme ferme. Et pourtant, il aurait tant voulu être un de ces découvreurs dont il dévorait les histoires, un marin au long cours ou même un flibustier à une autre époque.

Il restait là des heures. Impossible héros des frégates qu’il bâtissait lui-même quand il déposait là les livres racontant leurs aventures.

*sur des toiles de Robert Spooner

La suggestion du 9 avril 2009

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Le lecteur du peintre brésilien Pedro Cardona aimerait-il les jolis blogs teintés de poésie? Si oui, il devrait trouver de quoi se nourrir ici!

Un fauve et ses femmes au musée

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Encadrant le côté droit de l’entrée du Musée des beaux-arts de Montréal, elle vous invite à entrer voir Van Dongen : un fauve en ville. Racoleuse comme le sont la plupart des femmes qu’il a peintes, et sur la rue, comme c’est aussi le cas de nombreuses autres, elle offre une pose et une visage qui ne peuvent que vous pousser à l’intérieur du musée.

Et c’est ce que j’ai fait hier après-midi. M’attendaient là des dessins, des tableaux, des assiettes peintes, des revues, l’univers de couleurs de Van Dongen. Un univers que j’aimais d’avance, certes, mais que j’aime encore davantage depuis que j’ai pu voir Le tango de l’archange grandeur nature.

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Approchons…

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Mais sans nous faire remarquer, il va sans dire. C’est que, comme Armando, nous voulons nous assurer que c’est bien Le Monde qu’il est en train de lire…

Quelle concentration!

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Il y a longtemps que je n’avais lectrice aussi concentrée. Non pas plongée dans un livre, mais lisant avidement un article d’un des deux quotidiens gratuits du jour. Mais que pouvait donc raconter ce billet?

Prendre le temps de regarder les fenêtres

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Il suffit juste de prendre le temps. Prendre le temps et rien d’autre. Et c’est ainsi que, comme Chantal, on peut examiner les fenêtres à loisir. Et avec plaisir.

Le recueil aux pages jaunies 5

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Elle a goûté tous les mots. Un par un. Et je la regardais. Rarement voit-on une telle avidité. La lectrice de Peter Carlson venait de découvrir Saint-Denys Garneau.

Un poème à chantonner tout le jour

Un poème a chantonné tout le jour
Et n’est pas venu
On a senti sa présence tout le jour
Soulevante
Comme une eau qui se gonfle
Et cherche une issue
Mais cela s’est perdu dans la terre
Il n’y a plus rien

On a marché tout le jour comme des fous
Dans un pressentiment d’équilibre
Dans une prévoyance de lumière possible
Comme des fous tout à coup attentifs
À un démêlement qui se fait dans leur cerveau
À une sorte de lumière qui veut se faire
Comme s’ils allaient retrouver
ce qui leur manque
La clef du jour et la clef de la nuit
Mais ils s’affolent de la lenteur
du jour à naître
Et voilà que la lueur s’en re-va
S’en retourne dans le soleil hors de vue
Et la porte de l’ombre se referme
Sur la solitude plus incompréhensible
Comme une note qui persiste, stridente,
Annihile le monde entier.

Vêtue de mots

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Elle s’est vêtue de ses souvenirs. Ou peut-être des rêves. Jamais certaine de ne pas confondre les uns et les autres. Pas vraiment sûre d’être elle-même ou l’héroïne d’un roman qu’elle ne veut pas terminer. Ou encore celle à qui un jour il destinait tous ses poèmes.

Elle s’est vêtue de mots lumineux, de phrases aussi belles qu’une caresse et elle est entrée là où les mots ne cessent jamais de naître.

*toile de Robert Andersen

Anecdotes de libraire 45

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Je ne sais si tous les libraires pratiquent ce jeu, mais c’en était un que j’aimais bien autrefois. Examiner celui ou celle qui entrait et à l’allure, au ton de la voix, à la démarche ou même selon les vêtements – même si l’habit ne fait pas le moine -, tenter de deviner pourquoi il avait franchi le seuil de la boutique. Avec un titre précis en tête? Parce qu’il venait d’entendre une critique à la radio? Pour flâner?

Ou était-il simplement entré pour se protéger de la pluie? Curieusement, rarement ce dernier repartait les mains vides. Le ciel ne lui promettant pas de promenades au sec, il ne lui restait qu’à faire provision de livres pour oublier la maussaderie du ciel.

*toiles de Gerard Boersma