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Et maintenant, qui va ramasser tout ça?

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Non, non, pas besoin de tourner toutes les pages de tous les livres et de les lancer par la fenêtre! La toile de la semaine dernière avec vos créations est ici. Quant à celle que je vous offre pour que vous la racontiez en vos mots, elle est . Et maintenant, qui va ramasser tout ça? L’artiste Ted Wen à qui on doit la toile?

Comme une envie de printemps…

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Et comme une envie de printemps à nouveau, de printemps qui commence avec ses crocus et ses tulipes, pour que les lilas fleurissent à nouveau. Pour que l’été ne s’en aille pas. Pour qu’il soit à nos portes et non pas cet automne qui d’avance me rend triste, malgré ses couleurs. Peut-être parce que déjà les feuilles ont commencé à changer de teinte et que certaines sont tombées…

*sur une toile de Deborah Dewit-Marchant

Ça vaut bien une rose, non?

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Permettez-moi d’offrir cette rose à Reine, Flairjoy et Armando qui se sont bien amusés tous les trois à commenter mes divagations sur la mode, la première sous son nom, les deux autres sous des pseudos plus drôles les uns que les autres (mais pas question, je ne dirai pas qui se cache sous quel nom). Ils ne peuvent pas imaginer à quel point leur présence enthousiaste a fait mon bonheur ces deux jours. Ça vaut bien une rose, non?

Merci aux autres, Suzanne, Agnès, Fifi, Lakevio, dont la présence a été plus discrète, mais qui n’ont pas moins ajouté leur touche personnelle à ces journées placées sous le signe de la mode.

Les vers de Nelligan 5

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Je crois que j’ai bien fait de laisser traîner le recueil de Nelligan. Lectrices du soir, de toutes les époques et venues de partout, semblent ravies. Celle de Micah Williams n’avait que des éloges à faire avant de laisser le livre ouvert sur ces mots :

CHARLES BAUDELAIRE

Maître, il est beau ton Vers; ciseleur sans pareil
Tu nous charmes toujours par ta grâce nouvelle,
Parnassien enchanteur du pays du soleil,
Notre langue frémit sous ta lyre si belle.

Les Classiques sont morts; le voici le réveil;
Grand Régénérateur, sous ta pure et vaste aile
Toute une ère est groupée. En ton vers de vermeil
Nous buvons ce poison doux qui nous ensorcelle.

Verlaine, Mallarmé sur ta trace ont suivi.
Ô Maître, tu n’es plus mais tu vas vivre encore,
Tu vivras dans un jour pleinement assouvi.

Du Passé, maintenant, ton siècle ouvre un chemin
Où renaîtront les fleurs, perles de ton déclin.
Voilà la Nuit finie à l’éveil de l’Aurore.

Il vaut mieux donc…

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C’est sur la robe de la lectrice de Pascale Pilon que se termineront mes divagations. Vous aurez compris que je ne suis pas qualifiée pour Harper’s Bazar ou autre magazine de mode. Il vaut mieux donc que je continue à vous raconter les toiles…

La robe de nuit

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Je peux évidemment me tromper, c’est tout à fait dans mes cordes et dans mes capacités. Pourtant, ce coup-ci, je crois que je ne suis pas trop à côté de la plaque en affirmant que la robe blanche de la lectrice de Kevin Beilfuss est une robe de nuit. Du genre de celles que je portais adolescente et qui s’entortillait autour de moi si bien que le matin c’est empêtrée dans mon vêtement que je me réveillais. Ah! Vous aussi?

Dans deux heures, vous serez tranquilles

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Je vous ai dit dès le départ que je ne connaissais rien à la mode. Je ne m’aventurerai donc pas à donner une date au tableau ni un style à la robe que porte la lectrice de Julio Fossa Calderon. Je vous dirai juste que dans deux heures, vous aurez la paix. J’en aurai fini avec mes élucubrations!

Elle mérite des éloges

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La lectrice de Stephen Gjertson mérite des félicitations. En effet, nous voici le soir. Son chignon tient toujours. La robe n’est ni tachée ni déchirée. Oui, elle ne mérite que des éloges. Vous ne trouvez pas?

Sait-elle quelque chose que je ne sais pas?

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En voilà une autre qui prend de sérieux risques! Lire le journal en portant une robe blanche est sans aucun doute une opération qui m’attirerait des ennuis. La lectrice de James Guthrie sait-elle quelque chose que je ne sais pas?

Une lectrice téméraire

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La lectrice de Pierre Duval-Lecamus me semble bien téméraire. Ou alors très adroite. Jamais, au grand jamais, je n’approcherais une belle robe blanche d’un encrier. Jamais! Parce que je suis certaine que celui-ci se précipiterait sur moi et que la robe blanche ne serait plus qu’un souvenir…