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On ne sait jamais!

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J’ai eu un jour une robe blanche. Une de ces robes qu’on appelait les robes soleil. Avec de fines bretelles et en coton. Je l’avais d’ailleurs presque oubliée, mais à force de regarder toutes ces robes blanches, celle-ci est revenue à ma mémoire. Curieusement, je ne l’ai jamais aimée. Mais peut-être que j’aurais aimé – dans le temps – celle de la lectrice de Vyshnyakov Zhigalin. On ne sait jamais!

Robe du dimanche

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C’est dimanche et la petite de la lectrice de Candace Whittemore Lovely porte visiblement une robe du dimanche. Peut-être y aura-t-il des visiteurs. Peut-être ira-t-elle voir sa grand-mère. On ne sait pas. On sait juste qu’elle a enfilé la robe et qu’elle est contente qu’il n’y ait pas trop de dentelles. Ce qui l’autorisera peut-être à porter des sandales plutôt que des souliers blancs vernis.

Le chic du chic

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On dira ce qu’on voudra, mais la robe blanche blanche, le chapeau et les gants, c’est le chic du chic! La totale, quoi… Il y a tout de même un os, selon moi. Je ne comprends pas du tout comment la lectrice d’Anthony Wallace arrive à lire. Vous avez déjà essayé de tourner les pages d’un livre avec des gants?

Le châle blanc

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Vous regardez la robe? Moi, pas du tout. Je regarde le châle. J’adore les châles, voyez-vous. Les foulards, les pashminas, les carrés de fausse soie, les écharpes, tout ce qui se noue et qui ajoute de la couleur. J’en ai deux tiroirs pleins. À ras bords. Mais pas de blanc, comme celui de la lectrice d’Anna Trubnikov.

Dater un tableau à partir d’une robe

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Certaines personnes, en un coup d’œil rapide, sont en mesure de dater un tableau juste avec les tenues portées par les personnages. Pas moi. D’accord, j’ai une vague idée, du genre qui s’étale de façon imprécise sur un siècle et demi, mais la date juste, jamais je ne pourrais. C’est pourquoi je m’attarde davantage à raconter des histoires impressionnistes. Et je vous dirai donc que, selon moi, la lectrice de Carl von Steuben attend quelqu’un. En quelle année cela se passe-t-il? Je laisse ça à vos soins!

Je n’aurais jamais cet air candide

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Les robes blanches ne sont pas pour tout le monde, j’en suis absolument convaincue. Vous m’imaginez dans celle-ci? Moi, pas. Mais pas du tout. Pas une miette, même. Je n’aurai jamais cet air candide que possède la lectrice d’Alexander Passmoore. Même en tentant de jouer la comédie. Ce que je ne sais pas faire non plus.

La robe blanche y serait-elle pour quelque chose?

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Des chocolats, des fleurs, des lettres d’amour… La robe blanche de la lectrice de Frank Morrison y serait-elle pour quelque chose? Je dis n’importe quoi, bien entendu. Je ne connais rien aux choses du cœur, pas plus qu’à la mode.

Robe de poupée

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Les petites filles ont toujours beaucoup joué à la poupée. Pas étonnant que quand elles deviennent mères, elles habillent leurs filles comme elles habillaient les poupées de leur enfance. Et que leurs filles ressemblent parfois à la lectrice peintre par Sandra Kuck. Et je l’avoue : j’ai offert à ma filleule une robe digne de celles de mes poupées d’antan.

Voici celle que je choisirais

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Si je devais un jour avoir dans ma garde-robe une robe blanche, voici celle que je choisirais. En effet, la robe de la lectrice d’Anna Digesu me semble parfaite. Confortable, ample, légère, fluide, indémodable. Mais y a-t-il vraiment quelque chose d’indémodable, dites-moi?

Si on changeait le blanc pour une autre couleur?

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Les robes blanches donnent à la moindre lectrice un petit air sage qu’une robe rouge ne lui donnerait pas. Si, si. Imaginez que la couleur de la robe de la lectrice de Paqui Diaz Darvinia ne soit plus le blanc, mais un rouge éclatant. Aurait-elle cet air aussi sage qui est le sien? Et si la robe était noire, maintenant? N’aurait-elle pas un air plus grave?