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20 degrés en Auvergne… de quoi rêver!

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Mon amie Géraldine a de quoi nous faire rêver avec les photos qu’elle a prises aujourd’hui, alors qu’il faisait 20 degrés en Auvergne… Je crois qu’il n’y a pas que moi qui apprécierai ces traces de printemps, mais beaucoup d’autres, dont Denis et Flairjoy qui, j’en suis convaincue, espèrent sa venue prochaine tout autant que moi! Merci Géraldine pour l’espoir que tu nous envoies!

L’homme qui a écrit la lettre et le texte qu’il aime

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Elle a lu de nombreuses fois la lettre. La lectrice de Sandor Szopos voudrait tellement croire à tout ce qui y est écrit. Elle voudrait tellement y croire. Et peut-être bien que tout ça est vrai. L’homme qui a écrit la lettre n’aime-t-il pas ce texte de Jean-François Mathé par-dessus tout?

(FINALEMENT)

L’ombre oblige le regard à amener les voiles, à laisser le ciel à aller plus loin que lui sur la mer.
Celui que n’éclairent plus les horizons allume une cigarette qui attire en lui, par bouffées, l’illusion d’une plénitude. Il se lève, il avance dans des allées assombries en sachant que chaque pas, où qu’il mène, est celui d’un retour.
De la lettre d’amour oubliée sur une table, le vent n’emportera que le plus léger, le papier ou l’amour.

Cadeau de naissance

plusbeauxballets

Bien sûr que j’ai collaboré au cadeau que nous offrons à ma collègue qui part aujourd’hui en congé de maternité pour un an. Bien sûr. Mais j’aime bien ajouter ma touche personnelle. Non pour me démarquer, ce n’est pas ça. D’ailleurs, j’ai fait les choses bien discrètement. Seule celle qui a reçu ce cadeau et moi savons qu’il existe. Je n’ai pas besoin de faire cela devant tout le monde.

Ça peut paraître curieux, mais je voulais que la petite Mia à naître ait quelque chose qui ne soit pas neuf, qui ait vécu. Un livre de ma bibliothèque dans lequel je mettrais un mot. Et c’est ce que j’ai fait. J’ai choisi sur mes rayons Les plus beaux ballets du monde, juste parce que la maman un jour nous a montré des photos d’elle gamine en train de danser. Un clin d’œil, quoi. Et aussi quelque chose de soi pour l’enfant à naître. Un livre dont a tourné les pages qu’elle tournera à son tour.

Ce n’est pas la première fois que je fais cela. Et c’est chaque fois un grand sourire qui m’accueille. Je crois donc que je vais continuer à le faire. Et qui sait, cela donnera peut-être à d’autres l’idée de le faire?

Écrits, les mots ne s’envolent plus

de saisset

Il y a toujours quelque chose de troublant dans l’amour de l’autre qui s’inscrit à l’encre bleue sur une missive. De presque plus émouvant que quand les mêmes mots sont prononcés, même s’ils sont chuchotés à l’oreille. Écrits, ils ne s’envolent plus. Ils peuvent être lus et relus, sur le coup, les prochains jours, des années plus tard. Il est aussi des mots que l’on ne conserve pas, qu’on brûle ou qu’on déchire. J’ai pourtant l’impression que ce ne sera pas de ce billet. Que l’amoureuse peinte par Ernest de Saisset va le conserver longtemps. Mais je n’en sais rien. Le premier regard qu’on pose sur une toile est déjà une interprétation. Qui ramène à soi-même et presque jamais ailleurs.

Parfois plus fort que tout

ecole hollandaise

C’est parfois plus fort que tout. Ce besoin de rompre le silence. Cet irrépressible besoin de s’inscrire, de se dire sur du papier. Cet incontournable besoin de mots alors qu’il fait nuit noire. Pour se sentir vivant. Pour être.

Et il est là, à noircir des pages, faisant fi du sommeil. Peu sont à même de comprendre, mais ce n’est pas cela qui retiendra l’écrivain peint par un artiste de l’école hollandaise, de poser le geste, de laisser les mots glisser sur le papier. Parce que c’est plus fort que tout.

Le geste d’écrire

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Est-ce une certaine réalité qu’elle dépeint en quelques mots, en quelques lignes? Est-ce de la fiction toutes ces histoires qu’elle semble inventer? Est-un peu des deux? Et faut-il vraiment le savoir si les mots touchent ceux qui les liront?

L’écrivaine peinte par Magda Carella refuse de se poser la question. Comme je m’y refuse aussi. Le vrai est toujours empreint de certaines faussetés pour le rendre plus réel. La fiction est teintée du réel qui dépasse l’imagination. Et le geste d’écrire est une ligne qu’on trace quelque part entre les deux, pas vraiment droite, ni tordue.

Le bateau qui tarde à venir

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Elle attend le bateau qui va la mener jusqu’à lui. Un bateau qui tarde à venir, un bateau qui l’appelle et qui l’apeure. Un bateau qui lui a fait laisser derrière elle un homme qu’elle n’a jamais aimé et un enfant.

Et c’est à son fils que pense la lectrice d’Edward Charles Barnes en tenant serrée dans sa main la lettre qui lui promet un bonheur qu’elle n’a jamais connu, un bonheur qu’elle voudrait tant connaître, même s’il faut pour cela abandonner un petit être né de sa chair qui ne comprendra jamais son geste, qui vivra avec ce manque d’elle jamais comblé, parce qu’elle aura choisi une autre vie. Parce qu’on n’entraîne pas un enfant dans une telle aventure.

Oui, c’est à son fils qu’elle pense alors qu’elle est là à attendre un bateau qui l’emmènera loin des coups et des injures d’un homme. Et tandis que le bateau tarde, elle a envie de courir le chercher. Mais elle sait que c’est impossible. Que s’enfuir ainsi lui a pris tout son courage. Qu’il n’en reste plus pour davantage. Que si elle rebrousse chemin, le bonheur promis partira sans elle.

Et peut-être toute sa vie sera-t-elle tiraillée par ce geste qu’elle est en train de poser. Pour son propre bonheur, au détriment de celui à qui elle a donné la vie. Et peut-être même que son bonheur sera taché et non pas immaculé comme elle voudrait qu’il soit. Et peut-être même qu’il n’aura pas la durée qu’elle imagine alors qu’elle attend le bateau qui lui fait rêver à une autre vie.

Et si jamais c’est le cas, elle ne pourra retourner en arrière, elle le sait. Et pourtant, elle va partir. Elle va abandonner son fils, elle qui n’a pas vingt ans.

Elle ne lui aura donné que la vie, elle qui ne savait rien de la vie. Et peut-être qu’un jour, oui un jour, même si elle ne lui a donné que ça, la vie, lui qui a toujours vécu dans le manque d’elle, lui qui n’a pas connu l’enfance heureuse à laquelle tout enfant aspire, il lui dira quand même merci, merci de lui avoir donné la vie. Même si juste ça.

La culpabilité, les regrets et le pardon ne servent plus à rien quand il est trop tard.

Ce que mots vous inspirent 20

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La vie n’est pas ce que nous vivons, elle est ce que nous imaginons vivre.
[ Pascal Mercier ]

Est-ce cette phrase qui laisse songeur le lecteur de Dora Carrington pour que ses yeux ne bougent plus, pour qu’ils restent fixés sur les mots, pour que son esprit se fasse vagabond? Peut-être bien.

Il a choisi de laisser celle-ci entre vos mains pour que vous puissiez nous dire une fois de plus ce que mots vous inspirent. Ce que ceux-ci suscitent en vous. Quelles images jaillissent à les lire.

Et comme d’habitude, vous avez une semaine pour écrire. Comme ça a été le cas pour la citation de Virginia Woolf.

La phrase vous parlera-t-elle? Nous le saurons mercredi prochain!

Un hiver à lire

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Il neige encore. Jamais de sa longue vie, la lectrice de Norman Garstin n’a connu un hiver avec tant de neige. Et ce n’est pourtant pas son premier. Mais jamais la ville ne lui a semblé aussi encombrée, jamais les trottoirs ont été aussi peu invitants parce que pas déneigés ou alors si sommairement qu’il faut marcher à même la rue, au péril de sa vie. Si bien que cet hiver sera marquant : ce sera aussi celui où elle aura le plus lu de toute sa vie.

Pour toucher les étoiles

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Comme certains se compliquent la vie, pense le lecteur peint par l’artiste islandais Guðmundur Björgvinsson quand il lit la une qui annonce que le bras canadien Dextre a touché les étoiles. Il y a tellement plus simple pour toucher les étoiles. Plus simple, tellement plus simple. Il suffit juste d’embrasser une femme en sachant que vos cœurs battent à l’unisson. Simple, non? Tellement simple que les grands voyageurs de l’espace l’ont oublié.