Commentaires récents
Admin:
Archives:
Est-ce lui ?

navarro 4

Est-ce lui derrière ce journal à la terrasse, là-bas ? Est-ce vraiment lui ou encore un des mirages qui viennent troubler à l’occasion son quotidien, parce qu’un geste, parce qu’une pose, parce qu’une façon d’être assis de l’un ou de l’autre entrent dans son champ de vision ?

Elle n’ose approcher. Elle n’ose déranger le lecteur d’Eva Navarro, même si cette fois-ci elle a la nette impression que c’est bien lui. Qu’il ne s’agit pas d’un des effets de son imagination. Il finira bien par abandonner son journal et la voir. Et si elle s’est trompée, tant pis.

Souvenir d’une chasse aux fleurs

IMG_034

Armando est-il déjà parti à la chasse aux fleurs matinale, comme le jour des fleurs bleues, ou est-il en train de prendre son café en regardant vers l’ouest ? Peu importe l’heure où il le prendra, je trinque avec lui, même si ce n’est pas une heure raisonnable pour le café, même si je ne peux le faire que virtuellement pour le moment, et en regardant vers l’est.

Y a-t-il des mots qui ne s’écrivent que la nuit ?

f_reynolds

Y a-t-il des mots qui ne s’écrivent que la nuit, qui ne sauraient se poser sur la feuille dans la lumière du jour ? Y a-t-il des mots qui nécessitent le silence et la noirceur pour trouver leur chemin et leur sens, ou sont-ils plus troublants quand ils s’écrivent alors que tout le monde dort ?

Y a-t-il des mots que l’écrivaine de Frances Reynolds n’est en mesure de trouver que dans le calme de la nuit complice ? J’ai cette impression, moi qui aime tant la nuit, moi qui aime tant écrire la nuit et voir le lever du jour.

Où on se sent chez soi

collandre 12collandre 8
collandre 6collandre 11
collandre 10
collandre 7
collandre 1
collandre 2
collandre 4
collandre 3
collandre 9
collandre 9

Et parfois, la vie nous mène dans des lieux qu’on n’a pas envie de quitter, dans lesquels on est si bien qu’on y resterait des heures et des heures. C’est le cas du pays des toiles de Françoise Collandre, peuplé de livres, de feuilles de papier, de gens qui lisent et qui écrivent.

Et parfois, la vie nous mène tout simplement chez soi. C’est ainsi que je me suis sentie dans ce pays de couleurs et de mots. Chez moi.

Par une chaleur accablante

haggett 1

Je peux rester des heures devant mon écran à chercher des toiles, à les regarder, à les classer, à rêver, à imaginer des vies à partir de ce que les lecteurs et les lectrices dégagent. Des heures, vous dis-je. Mais je n’ai jamais su être raisonnable et il est bien trop tard pour que je le devienne.

Et la chaleur est si accablante ce soir que je risque de bien peu dormir et de traîner entre ma chasse aux trésors quotidienne et un bain d’eau tiède, comme celui de la lectrice de Ben Haggett, en compagnie d’un livre. En regardant de temps en temps le morceau de lune jaune qui traîne dans le ciel.

Où vont toutes ces lettres d’amour…

m_vincent

La lectrice de Miranda Vincent a peut-être chantonné avant de s’endormir les mots que Marie-Paule Belle a chantés :

Où vont toutes ces lettres d’amour
Où vont toutes ces lettres d’amour chaque jour
Ces lettres auxquelles on ne répond pas
Ces lettres auxquelles on ne répond pas quelquefois

sans trouver la réponse…

Et peut-être s’éveillera-t-elle avec les mêmes mots en tête.

Pour une journée encore plus lumineuse

sony 491

Et pour une journée encore plus lumineuse, quelques fleurs jaunes sous le soleil, qui ont accroché mon regard. Cadeau d’un lundi midi ensoleillé. Cadeau pour un jeudi de canicule.

Et pour rêver, une invitation au voyage, au pays des photos de Bellesahi. Allez-y voir. Vous y prendrez goût. Je n’en dis pas plus.

Des couleurs pour illuminer votre journée

0144

Vous qui aimez tant les fleurs, qui aimez tant les photos, que ces couleurs captées par Géraldine illuminent votre journée. Et pour d’autres photos de fleurs prises par elle, il n’y a qu’un chemin, celui de lilalilas. J’aime bien m’asseoir dans les pages de mon amie et rêver…

Pour tuer le temps

armand_point

Elle lui lit l’histoire de ces pays où sont partis leurs hommes. Et l’autre écoute, fascinée, mais un peu distraite, parce que des bateaux franchissent l’entrée du port. Leurs hommes auraient-ils fini de voguer et rentreraient-ils enfin, les bras chargés de cadeaux et le sourire aussi grand que tous les kilomètres parcourus ?

La lectrice d’Armand Point ne se laisse pas distraire de sa lecture, malgré les voiles et les mâts au loin. Malgré le regard de sa sœur qui se tourne vers le large. Elle sait que ce n’est pas encore aujourd’hui le jour.

Elle sait, sans savoir vraiment. C’est plutôt qu’elle sent que ce n’est pas encore l’heure du retour. Car quand le bateau de leurs hommes approchent enfin, son cœur bat plus fort, comme si elle pouvait voir au delà des mers.

Et il n’y a pas ce petit pincement dans ce matin d’août. Il n’y a que des histoires à lire, à lire sans fin, pour tuer le temps.

Il va faire chaud

arisaka

Il va faire chaud. Très chaud. Ce sera peut-être même la journée la plus chaude de l’été. Déjà, le corps s’engourdit, devient mou, indolent.

Le lecteur de Yoko Arisaka n’a pas envie de bouger, juste de tourner les pages, tranquillement, très tranquillement. Je ferais bien la même chose…