
Les idées se bousculent, les mots se disputent la place sur la feuille. Elle a beau tenter de les discipliner, rien n’y fait. Ils ont plus de pouvoir qu’elle n’en a. Ils font à leur aise. Elle ne peut rien décider. Tout se passe à son insu. Et probablement avec son consentement tacite.
Ils se posent là, dans le désordre des sentiments, alors que les nuages se teignent de rose. Alors que ses doigts se tachent du mauve de l’encre.
Et dans ce matin d’août, dans la troublante lumière des heures blanches, la faiseuse de mots de Samara Talkin laisse les phrases s’écrire.
Plus tard, peut-être retrouvera-t-elle ces mots épars. Tout à l’heure, ou demain. Et elle saura à les lire qu’il n’y avait rien à organiser, que parfois cela se fait tout seul. Parce que c’est ainsi qu’ils devaient s’inscrire. Et pas autrement.
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