Et puis, à un moment donné, elle retire ses lunettes et arrête d’écrire, cesse d’ouvrir des dictionnaires ou des encyclopédies, éteint même l’ordinateur derrière elle. Toutes ces choses que je n’arrive pas à faire. Enfin, jamais vraiment. Même s’il m’arrive de rester là, prostrée, à rêver. À imaginer des histoires, à inventer.
L’ordinateur est ouvert en permanence, si d’aventure je voulais écrire, les dictionnaires traînent partout, et il doit bien y avoir six ou sept paires de lunettes éparpillées entre la chambre et le bureau.
Je ne suis pas de celles qui savent s’arrêter et mettre leur esprit en veilleuse. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais je n’y arrive pas. Il y a toujours quelque idée qui traîne dans ma tête, quelque rime à noter, quelque mot dont il me faut chercher tous les sens.
Au fond, la lectrice de Mark Fleming est peut-être en tous points pareille à moi. Et c’est à une des rares pauses de son esprit que nous avons droit ici.
Dans cinq minutes, elle aura à nouveau les lunettes sur le nez et un livre sera ouvert devant elle.








Commentaires récents