Lali

5 février 2007

Écrire avec ou sans musique

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 22:54

baumgart

Écoute-t-elle de la musique, l’écrivaine de Richard Baumgart tandis que sa plume gratte le papier à la recherche de l’image qui touchera ? Est-elle plutôt dans un silence absolu, de préférence celui de la nuit ?

Moi qui vais de la musique au silence tandis que j’écris, dépendamment de l’état dans lequel je veux être, je me demande comment font les autres, s’ils ont des habitudes fixes ou si c’est l’humeur ou le hasard qui décide de la chose. Je suis incapable de toujours faire pareil, de n’écrire que dans un seul lieu, dans une seule position, à l’écran ou sur papier seulement, dans le silence ou en écoutant des doigts glisser sur des notes, et pas autrement. J’aime cette liberté de pouvoir écrire partout, j’aime cette chance qui est la mienne de pouvoir me concentrer et de faire abstraction de tout le reste. Mais j’aime aussi, je l’avoue, la musique, pour parfois trouver les mots, une certaine forme de lyrisme.

Mais ce soir c’est dans le silence que j’écris. Comme pour profiter de la nuit qui est tombée sur la journée la plus froide de l’hiver jusqu’ici. Et je suis bien dans ce silence, tellement bien. Comme je serai sûrement bien, demain ou plus tard, avec un CD qui m’accompagnera.

Les trois temps de l’amour

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 18:45

bruceyardley

Le désir, le souvenir, l’espoir. Les trois temps d’un amour.
[Hélène Ouvrard]

À quel temps de l’amour vibre la lectrice de Bruce Yardley ? Au premier, celui du désir qui absorbe, qui gobe tout de l’univers dans l’espoir de son accomplissement ? Au second, quand le désir est consommé, qu’il est ce souvenir inaltérable qui conserve fébrile ? Au troisième, celui de l’attente, quand on voudrait revenir au premier temps ?

Qu’en est-il vraiment ? Le corps ainsi déployé pourrait laisser supposer l’état de désir, l’exaltation des premiers instants. Il pourrait aussi bien être celui du souvenir, quand l’autre n’est plus là, mais qu’il a imprimé au corps le plaisir. Ou même celui de l’espoir, quand le corps attend que tout recommence.

Les trois temps de l’amour, est-ce autre chose que cet avant quand tout se prépare, ce pendant quand le souvenir se grave à même la peau et cet après quand le corps repu espère à nouveau le premier temps ?

Cette lectrice a peut-être la réponse, elle qui, sûrement, vacille de l’un à l’autre, en perpétuel recommencement.

Un dos qui s’offre

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 14:25

manray

J’aime, depuis toujours, cette photo de Man Ray. Sobre d’une certaine manière, mais à la sensualité et à l’érotisme éclatants, d’autre part, avec ce dos qui s’offre à la caresse comme le plus bel instrument. Avec ce corps prêt à se plier aux caprices de doigts pétrissant la chair de la nuque aux fesses en ne négligeant pas les épaules. Et qui se détend, qui se prête au jeu. Qui s’abandonne.

Est-il besoin de commenter davantage, sinon pour dire que j’aimerais parfois n’être qu’un dos à offrir à des mains, comme le violoncelle se prête à l’archet du musicien ?