Lali

23 février 2007

La solitude pour penser

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 21:09

timothyjclark

La solitude est l’élément des grands penseurs. (Christine de Suède)

Grands penseurs ? La lectrice de Timothy J. Clark semble se poser la question, tout comme je me la pose. Penseurs, je veux bien, mais grands penseurs me semble un peu exagéré. Car oui, je l’admets, la solitude est propice à la réflexion, mais de là à dire que les solitaires sont de grands penseurs, il y a tout de même une marge selon moi.

Et je parle en connaissance de cause, moi, la solitaire, qu’on n’apprivoise pas facilement, qui se terre dans sa bulle pour réfléchir et/ou écrire. Je ne m’estime pas être du calibre des grands penseurs de ce monde, même si j’ai bien mes quelques théories sur la vie, très flexibles, la plupart faites de peut-être, dans mon obstination à laisser place au plus grand éventail possible de possibilités.

Par contre, oui, pour réfléchir, il faut un minimum de solitude. On n’arrive à rien qui vaille dans le tumulte et le bruit, dans le brouhaha ou la foule. Donc, tout ça pour dire que Christine de Suède avait presque raison.

Dans son monde

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 17:03

valtat

Il peut neiger ou venter, et même geler, rien ne détournera la lectrice de Louis Valtat de sa lecture. Elle est au chaud, dans son univers bien douillet, loin de tout ce qui la dérange, au cœur même de son monde où elle apprend ce qu’on apprend en lisant et pas autrement. Et ce qu’elle est bien ainsi. Seule l’eau qui frétille dans la bouilloire la fera se lever pour se faire une tasse de thé.

Loin de la discipline

cassenoisette

Si Jean-Philip ne m’avait pas redonné le goût de Casse-Noisette, je me demande combien de temps le 33 tours serait resté dans sa pochette sans que je n’y touche. Et pourtant, j’ai tant écouté ce ballet et inventé des pas dessus, puisque je suis une piètre ballerine depuis toujours. D’ailleurs, les leçons n’ont duré qu’une saison. Le « satisfaisant » sur le bulletin a été concluant pour ne pas pousser plus loin l’aventure astreignante de la discipline pour celle qui préférait improviser.

Mais cet après-midi, je danse, j’invente mes propres pas et je ne dérange pas la classe par mon « originalité ». Et cet après-midi, je danse tandis que le casse-noisette qui trônait rue Beaubien à quelques jours de Noël n’est plus qu’un souvenir et une photo dans mes pages.

Toutes ces vies pour une vie

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:24

charlesbibbs

Et toutes ces vies vécues grâce aux livres. Et toutes ces vies venues à elle et auxquelles elle s’est accrochée pour vivre différemment. Et toutes ces vies, celles des héroïnes des romans, dévorées sur le coin d’une table, dans un autobus bondé ou au lit. Et toutes ces vies qui fait qu’elle est en vie.

Et cette vie, celle de la lectrice de Charles Bibbs, qui fait sens à cause de ces vies entremêlées à la sienne.

Des mots qui éclairent

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:13

baltut

Il y a chez la plupart des lectrices, dans le visage penché sur un livre, un sentiment de plénitude qu’aucune autre activité ne semble procurer. Du moins ai-je cette impression à les regarder vivre, tourner les pages, se laisser surprendre, voire même oublier tout. Comme si la vie de certaines dépendait de ces quelques phrases qui s’offrent à elle. Ainsi, cette lectrice de Léopold Batut dont le visage semble s’illuminer alors que tout le reste d’elle reste dans l’ombre.

Au fond, l’explication est peut-être très simple: lire éclaire celui ou celle qui lit.