Lali

16 février 2007

Écrire en turquoise et en violet

Filed under: Petits plaisirs — Lali @ 19:10

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Et si je n’écris pas, je suis en manque, comme l’est sûrement un toxicomane en sevrage. Et si je n’écris pas parce que je fais autre chose, vient ce moment où je dois retrouver ma plume et mes cahiers. D’ailleurs, je ne sors jamais sans avoir de quoi écrire si l’envie me prenait, si un paysage ou une odeur suscitaient en moi l’irrésistible envie de raconter.

Et dans toutes les pièces de la maison, il y a des plumes, des crayons, des stylos de toutes les couleurs et à profusion. Je passe ma vie à en acheter. Et à les utiliser, bien entendu. Il y a tout de même deux couleurs que je préfère aux autres pour écrire, le violet et le turquoise, et je ne pourrais dire pourquoi. C’est comme ça, c’est tout. Je crois que ça fait partie des plaisirs de la vie, sans aucun doute. Comme écrire.

La lettre du jour

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 17:40

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Et la lettre qu’elle espérait sans se l’avouer, sans l’attendre parce qu’elle n’y croyait pas, est arrivée. Et elle la lit, la relit, comme le plus beau des cadeaux. Même si les nouvelles ne sont pas très bonnes et parlent de fièvre, de rhume et de fatigue. Mais ce qui la réjouit est qu’il ait pris le temps d’écrire. Et le fait qu’il pense à elle. Il n’en fallait pas plus pour que la lectrice de Julian Alden Weir qui n’attendait rien se trouve tout simplement réconfortée à la simple pensée qu’on ne l’oublie pas.

Petite visite au château

Filed under: Ailleurs — Lali @ 15:55

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Et parfois, à cause d’un diaporama au courriel du jour, je me mets à voyager dans ma tête. Surtout lorsqu’il s’agit de lieux que j’ai vus. C’est le cas du château du Haut Koenigsbourg, en Alsace.

Quelques images qui défilent et je me retrouvais dans ce décor majestueux. Je me rappelais toutes ces vignes sur la route qui mènent au château, toutes ces maisons si typiques qui font le charme de l’Alsace, et surtout le château. Un château qui peut faire penser à celui du Vieux fusil, mais qui est autre chose. C’est avant tout une forteresse bien avant que d’être un château.

Mais il faut y entrer pour voir à quel point le lieu a été entretenu et a conservé de son authenticité. Mais il faut y entrer pour profiter du paysage qui s’offre du haut du Staufenberg. Mais il faut y entrer quand on aime les vieilles pierres comme je les aime. Mais il faut y entrer pour en conserver un souvenir indélébile.

Que sont devenues mes amies alsaciennes depuis? Je sais bien qu’elles se sont mariées, qu’elles ont eu des enfants, mais que sont-elle devenues hors de ces infimes détails? Liliane et ses sœurs ont-elles changé? Ou alors, la vie a-t-elle coulé sur elles tout doucement sans trop les heurter? Il y a un peu de cette amitié disparue accrochée à la falaise qui mène au château. Un jour, peut-être, sur une route ou une autre, nous nous croiserons à nouveau.

Les lectrices aux questions

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 9:53

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Le sentiment amoureux se mesure à l’ampleur du manque, à l’état fiévreux dans lequel l’absence de l’autre nous plonge.
[Francine Noël]

Le sentiment amoureux est-il vraiment dans l’ampleur du manque ? Ne peut-il pas être ailleurs ? Faut-il vraiment l’absence pour pouvoir mesurer ce sentiment ? Je suis loin d’être certaine de ça. Le sentiment amoureux devrait être tout autre. Il devrait être ce bonheur d’aimer même si l’autre nous manque. Il devrait être ce bien-être de sourire et de soupirer d’aise en pensant à l’autre, et non pas cette fièvre.

Le sentiment amoureux devrait non pas rendre triste mais gai. Enfin, il me semble. Car dès que le manque devient trop grand, on change de registre. On passe à cette dépendance où l’autre est tout et soi rien en l’absence de l’autre. Et je ne peux me faire à cette idée que l’autre soit tout.

Aimer devrait donner toutes les libertés et non pas fermer sur soi. Et si l’autre ne nous manque pas, du moins si son absence ne sème pas en soi le tourment, aime-t-on moins ? Encore une question qu’il faudra un jour soulever.

Or, l’absence ne devrait pas faire mal à ce point, elle devrait plutôt être ce temps qui nous est accordé afin de rendre la présence à venir encore plus riche, plus intense. Sauf si, bien sûr, il s’agit d’une absence qui s’avère permanente, parce que l’histoire n’est plus. Mais je pense ici à un amour qui est là, quelque part et qui ne peut vivre que dans des absences, parce que l’autre n’est pas tout et que comme soi, il a une vie hors du « nous ».

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Les lectrices d’Irena Jablonski possèdent peut-être la réponse à toutes ces questions ou alors sont-elles l’une comme l’autre en train de se les poser…

La lectrice endormie

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:31

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Et comme la lectrice de Henry Nelson O’Neil, je me suis endormie tout à l’heure avec un livre ouvert à mes côtés. Chose qui m’arrive de plus en plus souvent, résultat de mes journées épuisantes, où je choisis de m’allonger avec un livre en rentrant du travail. Chose qui risque de m’arriver encore, d’ailleurs. Mais je ne crois pas qu’aucun des livres ainsi abandonnés ne me tiendra rigueur pour ces petites siestes en cours de soirée: je retourne toujours à eux.