Et si je n’écris pas, je suis en manque, comme l’est sûrement un toxicomane en sevrage. Et si je n’écris pas parce que je fais autre chose, vient ce moment où je dois retrouver ma plume et mes cahiers. D’ailleurs, je ne sors jamais sans avoir de quoi écrire si l’envie me prenait, si un paysage ou une odeur suscitaient en moi l’irrésistible envie de raconter.
Et dans toutes les pièces de la maison, il y a des plumes, des crayons, des stylos de toutes les couleurs et à profusion. Je passe ma vie à en acheter. Et à les utiliser, bien entendu. Il y a tout de même deux couleurs que je préfère aux autres pour écrire, le violet et le turquoise, et je ne pourrais dire pourquoi. C’est comme ça, c’est tout. Je crois que ça fait partie des plaisirs de la vie, sans aucun doute. Comme écrire.
Une réponse
Si j’avais édité autant de nouvelles et de livres que je possède de stylos à plume (anciens), j’aurai peut-être eu la chance de figurer dans les « sur commande, monsieur » des grandes surfaces 😉
Blague à part, le rapport entre l’écriture et le stylo – à plume surtout – est vraiment charnel. Moins rapide, moins souple qu’avec le traitement de texte, mais si… personnel : c’est la totale possession de la création, du mot pensée devenu réalité par la magie d’une main encrée.
Quant à la couleur de l’encre, il faut s’écarter des couleurs fonctionnarisées : le noir est déjà pris par les P.D.G., le bleu par les comptables, le rouge par les professeurs et le vert par les censeurs. Reste l’encre… sympathique.