Écoute-t-elle de la musique, l’écrivaine de Richard Baumgart tandis que sa plume gratte le papier à la recherche de l’image qui touchera ? Est-elle plutôt dans un silence absolu, de préférence celui de la nuit ?
Moi qui vais de la musique au silence tandis que j’écris, dépendamment de l’état dans lequel je veux être, je me demande comment font les autres, s’ils ont des habitudes fixes ou si c’est l’humeur ou le hasard qui décide de la chose. Je suis incapable de toujours faire pareil, de n’écrire que dans un seul lieu, dans une seule position, à l’écran ou sur papier seulement, dans le silence ou en écoutant des doigts glisser sur des notes, et pas autrement. J’aime cette liberté de pouvoir écrire partout, j’aime cette chance qui est la mienne de pouvoir me concentrer et de faire abstraction de tout le reste. Mais j’aime aussi, je l’avoue, la musique, pour parfois trouver les mots, une certaine forme de lyrisme.
Mais ce soir c’est dans le silence que j’écris. Comme pour profiter de la nuit qui est tombée sur la journée la plus froide de l’hiver jusqu’ici. Et je suis bien dans ce silence, tellement bien. Comme je serai sûrement bien, demain ou plus tard, avec un CD qui m’accompagnera.
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