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Louise Bessette, 30 ans de carrière

Louise Bessette fêtait ses 30 ans de carrière samedi dernier à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, trente années qu’elle raconte dans cette vidéo que je vous invite à visionner afin de découvrir cette grande pianiste québécoise dont la réputation n’est plus à faire ici et ailleurs.

Pour l’occasion, elle a présenté dans la même journée trois concerts consacrés à des compositeurs contemporains. Lucie a assisté aux trois concerts et elle en fait un admirable compte rendu ici. Normand a assisté à deux d’entre eux, il en parle ici. J’ai assisté au dernier des trois concerts en leur compagnie.

Je n’ai pas leurs connaissances musicales. Je ne m’aventurerai donc pas à vous faire une analyse poussée. Je vous dirai simplement que ce concert où les mains de Louise Bessette et de Peter Hill se sont entrecroisées sur les touches du Fazzioli le temps d’un Sacre du printemps éblouissant et où les deux pianistes ont interprété côte à côte chacun sur son piano les sept tableaux des Visions de l’Amen du compositeur français Olivier Messiaen avec une belle complicité, était remarquable à tous les points de vue.

Si j’ai choisi ce concert plutôt qu’un des deux autres, c’est parce que je n’ai jamais oublié la conférence qu’avait donné Olivier Messiaen au Collège Marguerite-Bourgeoys en 1979. Et parce que j’avais envie d’entendre ces pièces que je connais fort peu (et fort mal). Bon choix. Louise Bessette et Peter Hill ont donné à ces tableaux plus que des notes, des mélodies et du rythme. Ils leur ont donné des couleurs.

Theresa Sokyrka, à découvrir

Originaire de la Saskatchewan, Theresa Sokyrka a récemment consacré un album au pays de ses ancêtres, l’Ukraine. Mais aujourd’hui, c’est Something is expected, datant de 2006, que j’ai envie de vous faire découvrir. Probablement parce que la jeune femme, qui s’était fait remarquer dans le cadre de l’émission Canadian Idol, alors âgée de 25 ans, avait risqué le tout pour le tout. Ce sont donc ses propres chansons qu’on retrouve sur cet album auquel a collaboré Michael Timmins des Cowboy Junkies.
Voici donc River bend et Here I am dans la voix de Theresa Sokyrka.

Hushaby Mountain

Parce que Stacey Kent a une voix délicieuse, parce que sur scène elle resplendit, parce que son album Hushaby Mountain est une merveille, je vous invite à écouter la chanson qui donne son titre à cet opus paru en juillet 2011.

Interrogando O Destino

Considéré comme le Paganini brésilien, le violoniste, arrangeur et compositeur Flausino Vale (1894-1954) s’est intéressé de près à la musique populaire brésilienne et, bien qu’avocat de formation, a enseigné l’histoire de la musique au Conservatório Mineiro de Música.

Le violoniste Cláudio Cruz, membre de l’Orquestra Sinfônica do Estado de São Paulo depuis 1990 et récompensé plus d’une fois au fil des ans, a consacré un album aux pièces de Flausino Vale. Un album qui met à l’honneur le compositeur comme son interprète, et duquel j’ai choisi d’extraire à votre intention Interrogando O Destino.

Parce que c’est le printemps…

Je vous invite à écouter la danse sacrale qui clôture Le sacre du printemps d’Igor Stravinsky, ici dirigé par Valery Gergiev.

Chanson de saison

Parce que le nouvel album de Julien Clerc et bon comme un bon album de Julien Clerc, parce qu’il a le goût des amours anciennes et de l’adolescence, parce que comme il le dit si bien, La vie est un tango, laissez-moi vous offrir en ce premier jour du printemps une chanson bien de saison, Hôtel des Caravelles.

Eleonora

Elle s’est éteinte, mais son sourire ne s’effacera pas. Celui qu’elle avait quand un geste du bras ou un simple regard de Yuli Turovsky lui indiquait le moment de se joindre à l’orchestre ou d’en prendre la vedette. Celui qu’elle avait à l’heure des applaudissements ou quand nous la croisions en sortant de la salle Tudor.

La violoniste, pédagogue et peintre Eleonora Turovsky s’est éteinte le 2 mars dernier.

Mais certaines images ne s’effaceront jamais.
Ainsi, ce concert d’I Musici où elle interprétait en 2009 The Lark Ascending de Ralph Vaughan Williams.

Les sarcasmes du samedi

Des sarcasmes? Oui, mais n’importe lesquels. Ceux signés Prokofief et interprétés par la pianiste originaire de Nice Delphine Lizé à l’occasion de l’inauguration la Salle Pleyel en 2006 alors qu’elle venait tout juste d’être rénovée, et de son nouveau piano de concert, un Pleyel P280.

Le cadeau de Lucie

Il n’y a rien qui ne m’apaise davantage que Bach, ni qui ne m’aide autant à ordonner mes idées tout en me donnant le coup de fouet qu’il me manque pour aller au bout de mes journées. C’est pourquoi j’ai tant apprécié le cadeau de mon amie Lucie, plus récent CD de Luc Beauséjour, claveciniste comme organiste, qui nous offre avec J.S. Bach : Œuvres célèbres au clavecin-pédalier un peu plus d’une heure de plaisir. Un plaisir que j’ai envie de partager avec vous.
Voici donc, de Johann Sebastian Bach, Prélude et fugue en sol majeur.

The Crooners, oubliez ce nom!

Rarement ai-je eu droit à tant d’amateurisme de la part de supposés professionnels, puisque le spectacle tourne depuis deux ans déjà selon l’article de Corinne Laberge dans Cités nouvelles. Blagues de mauvais goût, enchaînements plats et danseuses à peine habillées et sans talent ne sont que quelques-uns des éléments de cette soirée à oublier au plus vite.

Pourtant, les couleurs annoncées étaient autres quand les billets ont été mis en vente il y a quelques mois. Et quiconque aime Frank Sinatra, Dean Martin et Tony Bennett ne pouvait qu’être attiré par une soirée où ils seraient mis à l’honneur. Mais de bien piètre manière, en général, par les deux piliers du groupe The Crooners, à savoir Yanick Lanthier et Christian-Marc Gendron, lequel s’est autorisé à faire de l’autopromotion en nous interprétant deux chansons de son répertoire personnel, sans intérêt. Des trois chanteurs, un seul se démarque et ce n’est pas un de ceux qui font partie du trio puisqu’il agissait à titre de remplaçant : Don Campbell. Voix qui porte et juste, une « classe » qui manque aux deux autres, ce ne sont là que quelques-unes des qualités de celui que ses confrères n’ont pas pris la peine de nommer et de remercier à la fin du spectacle, alors qu’ils se sont félicités entre eux, ce qui ajoute à leur non-professionnalisme.

The Crooners sont soutenus par d’excellents musiciens. Tellement bons qu’ils ont presque tout le temps enterré les chanteurs. N’y a-t-il personne chargé de la sonorisation dans leur équipe ou dans celle de la salle? C’est à se le demander…

Je retiendrai tout de même un joli moment de toute cette soirée : Les talons hauts de Robert Charlebois. Une chanson que je ne pensais pas trouver dans le répertoire du groupe, mais qui est étonnamment bien servie par le trio au milieu d’autres que je préfère ne pas mentionner pour éviter que leur interprétation même pas digne de sous-sol d’église ne me revienne en tête.

Autrement dit, oubliez The Crooners, mais retenez le nom de Don Campbell!