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Un dimanche avec Schumann 1

Parce que Robert Schumann s’est éteint un 29 juillet et que nous sommes le 29 juillet, la pianiste peinte par Alphonse Mucha a décidé de réunir autour d’elle quelques musiciens afin de souligner le compositeur.

Chacun de ses invités devra avoir avec lui une ou des partitions afin de respecter l’idée de lecture, qui est au cœur même su pays de Lali, d’abord de mots, et occasionnellement, de notes.

Pour entamer cette journée hautement musicale, le premier mouvement du concerto opus 54 en la mineur, dans une interprétation de Martha Argerich.

Pour sortir des sentiers battus

Côté jazz, j’avoue que je suis assez traditionnelle et qu’il est rare que je sois touchée par sa forme plus expérimentale et plus éclatée. Mais ça ne veut pas dire que ça n’arrive pas et surtout que je n’essaie pas de mettre mes oreilles entre les mains d’artistes qui sortent des sentiers battus. Il y a malheureusement peu d’élus. Je ne me laisse pas facilement séduire.

Louis Sclavis et son quintet ont su réussir où nombre de jazzmen ont échoué. Avec un titre prémonitoire? C’est ce qu’on pourrait penser. Il s’agit de Possibles que je vous laisse découvrir à votre tour.

Fábia, fadiste lisboète

Elle est l’une des vedettes de la Casa de Linhares e Pateo de Alfama à Lisbonne, où plusieurs soirs par semaine elle interprète des fados pour la plupart connus, accompagnée par le guitariste Jorge Fernando. Son nom? Fábia Rebordão. Retenez-le. Il n’est pas impossible qu’elle fasse un jour les grandes salles.

En attendant, tirée de son plus récent album, la chanson A noite da promessa.

Les valses de Francisco Mignone

Heitor Villa-Lobos est probablement le compositeur brésilien le plus connu. Tellement connu des mélomanes que l’œuvre de son compatriote Francisco Mignone est souvent mise à l’écart. Or, selon le musicologue Mário de Andrade, Mignon a une valeur inestimable pour son pays et notamment pour sa musique traditionnelle à qui il a donné la place qu’elle méritait en l’inscrivant à même ses compositions, notamment ses valses. Ce sont ces dernières que le violoncelliste Raiff Dantas Barreto a décidé d’interpréter en concert et le temps d’un album duquel j’ai extrait à votre intention Valsa brasileira.

Chopineries

Quelle belle idée a eu la pianiste de jazz Julie Lamontagne de revisiter les grands compositeurs classiques le temps d’un album. Chacune des pièces d’Opus Jazz est une petit bijou à savourer.

Et parce que j’ai un gros faible pour ses Chopineries c’est la pièce que j’ai choisi de vous offrir cet après-midi.

L’autre côté de l’océan

C’est en attendant l’autobus que j’ai vu l’affiche du plus récent CD de Clément Jacques, Le maréographe. N’ayant jamais entendu parler de cet artiste québécois, j’ai fouiné un peu sur la toile question d’écouter quelques extraits avant de me procurer son disque au titre qui laissait supposer des vagues et du sable… Et c’est un album somme toute assez sympathique que nous offre Clément Jacques bien qu’il ne casse rien ni ne se démarque vraiment des courants actuels. Mais ça se laisse écouter. Ce qui n’est pas mal. Et juste pour vous donner une idée, voici L’autre côté de l’océan.

« J’veux faire partie de ton délire
être l’homme dans ton sourire
être ta bouée de sauvetage
au cas où tu prendrais le large »

F comme fado, F comme Fernando

Né au Brésil qu’il a quitté à 17 ans pour le Portugal, Fernando Girão a roulé sa bosse depuis, accompagnant des grands comme Miles Davis, Herbie Hancock et Chick Corea, de l’Angleterre au Maroc, en passant par la France, l’Angola et les États-Unis. Avec Fado Negro, paru en 2009, il livre un vibrant hommage au fado de ses origines. Entre autres à un guitariste qui a participé au premier album d’Amália Rodrigues, Fernando de Freitas, son père, dans une chanson qui lui est dédiée et qui s’appelle tout simplement Fado Fernando de Freitas.

Un nocturne pour tout oublier

Pour oublier ce qui va tout croche, pour ne pas entendre certaines inepties, rien de mieux que Chopin. Et, pourquoi pas, Chopin interprété par Pollini.
Voici donc le Nocturne, opus 48, no.1 :

En hommage à Georges Delerue

Redécouvrir des thèmes connus, voilà ce que proposent la pianiste Yoko Sawai, le violoncelliste Guillaume Saucier et le flûtiste Patrick Healey le temps d’un album consacré au compositeur français Georges Delerue, connu pour ses musiques de films ou de génériques de séries télévisées, notamment celui de La porteuse de pain que je n’ai jamais oublié et qui ne figure malheureusement pas sur cet album.

On y trouve tout de même de bien jolies mélodies réarrangées sorties tout droit de L’incorrigible, des Caprices de Marie et de L’Africain, pour ne nommer que ceux-ci, avant de vous offrir quelques notes qui vous rappelleront le film de Truffaut, Les deux Anglaises et le continent.

O paraíso, en compagnie de Madredeus

Si vous ne connaissez pas encore le groupe portugais Madredeus, l’album Esséncia, qui vient tout juste de paraître, est peut-être le meilleur moyen d’aborder ce groupe. Notamment la chanson O paraíso.