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Quelques traits colorés dans le ciel

2007-11-14

Il suffit de quelques traits colorés dans le ciel pour que je m’émerveille, pour que la journée soit belle, peu importe le programme. Oui, il suffit dejuste quelques couleurs retenues en vitesse avant qu’elles ne se laissent gagner par d’autres, moins intenses, pour que s’installe sur mes lèvres un sourire et que j’aie envie de partager avec vous ce moment.

La haie que je salue

haie_121

La haie colorée tient bon alors que les arbres autour commencent à se dégarnir peu à peu. On dirait même qu’elle offre de nouvelles couleurs. Pur ravissement pour moi qui la salue tous les matins, comme on salue une amie, m’inquiétant de sa santé. Je sais, dire bonjour aux haies n’est pas chose commune. Alors surtout, retenez qu’il ne faut pas ébruiter la chose.

L’arbre du matin 3

arbre du matin 3

Il a suffi de quelques jours et d’un peu de vent pour que se dénude mon arbre du matin. Mais j’aime savoir que j’ai retenu de lui toutes les teintes et que je peux le sortir à loisir de mon album pour illuminer nos journées.

L’arbre du matin 2

arbre du matin 2

Parce que Montréal a des airs de Bretagne, de Belgique ou de Londres, avec ce ciel couvert et ce crachin qui n’est pas drache, j’ai sorti de mon album cette photo de l’arbre du matin, cet arbre qui n’est plus aussi feuillu qu’il y a une semaine, mais qui, à ce moment, avait encore toute sa superbe. On appelle cela le bonheur des images qu’on emmagasine pour les jours où la lumière est absente.

Ailleurs, pour la douceur

jardin botanique 4

L’univers de L’Oeil vagabond est si paisible et si agréable que j’ai envie de vous inviter à aller y faire un tour. Juste pour la douceur des mots et des photos. Douceur aussi que ce moment un jour d’août au jardin botanique, que j’ai sorti de ma boîte de souvenirs.

Figées

feuilles 1

feuilles 2

Elles sont au sol, traces de vie qui ne sont plus que traces et rien d’autre. Figées à tout jamais avant qu’octobre ne se termine. Figées à tout jamais dans cette lumière qui avait des airs de printemps.

Trop tentant

sur le chemin

C’était trop tentant. J’ai dû sortir mon appareil pour tenter de capter l’ombre des branches sur les feuilles colorées dans la lumière de la fin de l’après-midi. Trop tentant, vous dis-je.

L’arbre du matin

arbre du matin

Je l’ai appelé l’arbre du matin, parce que matin après matin, à quelques pas de l’arrêt du second autobus que je prends pour aller au travail, il est là, chaque jour différent. Parfois plus jaune, parfois plus rouge, certains matins d’un orange flamboyant. Et je le regarde. Hier, j’étais en avance. Il y aura donc quelques photos de l’arbre du matin. Parce qu’entre nous un petit quelque chose de différent. Pourquoi lui et pas un autre?

C’est là une question de l’existence. Pourquoi lui et pas un autre? Tenter d’y répondre, c’est déjà moins aimer.

Il fallait juste lever les yeux

23 oct 2007

Il fallait juste lever les yeux. Il fallait juste me précipiter sur le balcon. Car celui qui se lève dans mon bureau se couche dans mon salon. Et ce soir, je le sens, je le vois, il s’est endormi paisible et radieux. Le soleil serait-il amoureux?

Vacances automnales

photo 046

Un vendredi matin de vacances automnales. Luxe jamais connu. Plaisir ineffable. Et ces couleurs à la porte avant que je ne parte dans les rues à la recherche de trésors, de sons, de mots ou de lumière. Ces couleurs, aussi intenses et vives qu’un cœur qui se déploie au grand jour sous le soleil matinal.