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Pour lire autre chose…

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Et parfois, on n’a pas le choix. Il faut apporter du travail avec soi et poser à nouveau les lunettes sur le bout de notre nez, comme l’a fait la lectrice d’Elizabeth Gordon Werner. Pour deux heures. Deux heures qu’on reprendra un jour. En été ou automne. Pour lire autre chose…

Êtes-vous en train d’y songer?

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La citation de Félix Leclerc attend toujours que vous la commentiez ici. Demain, une autre phrase la remplacera. Or, peut-être êtes-vous en train d’y songer, comme le lecteur de Clive McCartney? J’ose espérer qu’elle suscitera au moins un commentaire.

Les chaussures

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Pourquoi suis-je si rebelle au port des chaussures dans un pays où on ne marche pas pieds nus? Pourquoi dès que je rentre, est-ce la première chose dont je me débarrasse bien avant mon sac et le courrier que j’ai à la main? Cela vient-il des bottines orthopédiques de l’enfance sous prétexte que j’avais les pieds désespérément plats? Cela vient-il d’ailleurs? Du premier contact des orteils avec le gazon, la mer, le sable ou un tapis? Cela me vient-il d’une autre vie où je marchais pieds nus la plupart du temps?

Je n’ai pas la raison, je n’ai aucune explication. Je sais seulement que les pieds nus de la lectrice de James Wu m’iraient à ravir.

Tous les matins

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Bien avant que la lumière n’envahisse la pièce, la lectrice de Karen Armitage est là. En compagnie d’un livre, d’un journal, d’un magazine. Un peu, selon l’inspiration du moment.

Bien avant que la lumière n’envahisse la pièce, je suis souvent là, assise, moi aussi. Avec pour compagnons quelques livres. Des auteurs portugais, surtout. Que je découvre petit à petit, comme ça avait été le cas pour les auteurs belges pendant de trois ans. D’ailleurs, le périple n’est pas fini. M’attendent encore quelques titres. Je les vois d’ici. Ils ne soulignent pas mes infidélités, mes voyages littéraires hors d’eux, ils savent que la littérature est universelle et même que, des auteurs issus de cultures totalement différentes peuvent se répondre entre eux.

J’aime la poésie de chez nous, cette poésie québécoise qui m’a faite. J’aime les rimes des grands auteurs français. J’aime les mots des poètes belges contemporains, toutes langues de départ confondues. J’aime la tristesse joyeuse que je trouve dans la poésie portugaise de toutes les époques. Et tous les matins, j’ouvre un livre et je pars en voyage.

Assise dans l’herbe

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Pour bien marquer le retour du printemps, même s’il est encore frais et pluvieux, je ferai de ce dimanche un jour de fête. Un jour de lectrices et de lecteurs lisant dehors. Assis dans l’herbe, comme la lectrice de Miska. Ou au jardin. Ou dans un parc. Ou sur une plage. Là où la nature s’éveille.

J’ai tellement attendu les beaux jours que je dois signaler leur arrivée. À ma manière. Et je ne vois pas de meilleure façon que d’inviter les lecteurs et lectrices du beau temps chez moi…

Je sais qu’il est heureux ainsi

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Je sais qu’il est heureux ainsi, la barbe non faite qui finit par devenir une vraie barbe, les pieds nus, les livres épars, les textes commencés. Je sais qu’il est heureux ainsi, même si parfois il dit que c’est trop, que l’envie n’est plus là, parce qu’il se bute à une phrase ou au manque de temps.

Je sais qu’il est heureux, dès la minute où il se met à creuser un sujet, à en faire le tour, à l’explorer. Je sais qu’il est heureux quand il trouve la rime, le mot, la phrase de départ.

Je sais qu’il est heureux ainsi. Un jour, l’écrivain de June Mendoza est entré dans ma vie pour toujours.

Ce qui a commencé par un simple jeu

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Ce qui a commencé par un simple jeu, question d’imager un peu ce blog a pris une ampleur que je ne ne pouvais imaginer. En effet, comment aurais-je pu penser trouver autant de lectrices, de lecteurs, de personnages en train d’écrire, de toiles représentant des livres? C’est bien pour cette raison qu’au début j’y allais avec parcimonie, ayant peur de manquer de toiles un jour. Ne pensant jamais que ma chasse me ferait faire le tour du monde, des musées, des galeries, des encanteurs. Jamais ne m’avait effleuré l’esprit l’idée que quotidiennement je trouverais de quoi alimenter mes pages. Parfois avec l’aide de certains, dont Caroline, que je remercie ici.

Jamais, non, je n’aurais pu imaginer que j’aurais 5400 tableaux, sculptures et illustrations en banque. Comme cette toile de Flora Zenker représentant une lectrice à la fenêtre.

Bien sûr qu’il m’amuse de leur inventer des histoires, plutôt que de simplement les déposer. Bien sûr que j’aime chaque dimanche en accrocher une pour une semaine dans la catégorie En vos mots pour vous inspirer quelques lignes.

Bien sûr aussi qu’il y a quantité de gens qui viennent chaque jour par toutes sortes de liens me visiter, parce que le pays de Lali fait partie des liens de certains et qu’il est mentionné dans certains forums ou dans des billets ici et là. Je remercie du même coup les responsables, ils se reconnaîtront sûrement, qu’ils parlent français, anglais, espagnol, italien ou portugais.

Et je retourne à la chasse…

Je m’asseoirai près de la fenêtre

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Je m’asseoirai près de la fenêtre. Comme l’écrivaine de Frank Galuszka. Je raconterai les toiles, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Parce que je ne sais faire que ça. Et après, je me tairai. Bien que je trouve que j’ai déjà trop dit, trop écrit. Dans le vide et inutilement. Pour meubler le manque. Oui, quand j’en aurai fini avec les toiles, j’entrerai dans le monde du silence d’où je viens.

Des billets programmés, quelle joie!

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Quelle merveilleuse fonction propre à WordPress, et probablement à d’autres supports, que celle de pouvoir programmer des billets d’avance et que j’ai découverte il y a peu. Grâce à celle-ci, je peux choisir la date de publication et les billets s’affichent tout seuls… Je peux, de cette façon, laisser quelques billets se déposer tandis que je suis ailleurs à me promener, et même penser que si je partais quelques jours, tout se ferait sans manipulation de ma part. Oui, quelle merveilleuse fonction que celle de postdater ses billets. J’arrive même à me surprendre moi-même en voyant des billets écrits depuis un moment s’afficher. Ce qui ne m’empêche pas de glisser ici et là quelques « instantanés ». Bien évidemment.

Je ne sais rien d’elles, je ne sais rien d’eux

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Je ne sais rien d’elles, je ne sais d’eux. Je ne sais rien des lecteurs et des lectrices peints à toutes les époques qui laissent leur livre ouvert pour que je glane quelques lignes. Je ne sais rien de ceux aux gestes retenus par un artiste qui me font lire leurs lettres, celles reçues ou celles qu’ils sont en train d’écrire. Je ne sais rien des livres qu’ils aiment ni quelle est leur vie. Je n’en sais pas plus de ceux que je croise et sur lesquels mon regard s’arrête. Je sais juste ce besoin de déceler au hasard des indices quelque secret. Je sais seulement cette envie de les raconter. Je sais juste ce mélange de deux mondes quand j’écris. Et en ce moment l’avidité des lectrices peintes par Richard Thomas Moynan.