Je ne sais rien d’elles, je ne sais d’eux. Je ne sais rien des lecteurs et des lectrices peints à toutes les époques qui laissent leur livre ouvert pour que je glane quelques lignes. Je ne sais rien de ceux aux gestes retenus par un artiste qui me font lire leurs lettres, celles reçues ou celles qu’ils sont en train d’écrire. Je ne sais rien des livres qu’ils aiment ni quelle est leur vie. Je n’en sais pas plus de ceux que je croise et sur lesquels mon regard s’arrête. Je sais juste ce besoin de déceler au hasard des indices quelque secret. Je sais seulement cette envie de les raconter. Je sais juste ce mélange de deux mondes quand j’écris. Et en ce moment l’avidité des lectrices peintes par Richard Thomas Moynan.

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