Admin:
Archives:
juillet 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
Lali et les cimetières

anselmi-agustina.png

Il faut que vous le sachiez : j’adore les cimetières. Je sais, je sais, ce n’est pas courant, mais c’est pourtant totale vérité. Je m’y sens bien, sereine. J’aime m’y promener, m’y asseoir et même y lire, comme le fait la lectrice d’Agustina Anselmi. Je ne vois là rien d’irrespectueux, juste une paix réconfortante. Et pourtant, il y a plus de 25 ans, bien que le gardien ne voit rien d’inconvenant à ce que nous pique-niquions dans le cimetière de Pont-Aven, il y a bien eu quelques bigotes à nous faire de gros yeux, comme si c’était là l’outrage suprême… Heureusement, il ne semble pas y avoir de ce modèle au cimetière qui est à quelques minutes de la maison…

Si souvent…

bellotti-horacio.jpg

Et si souvent cette envie d’une plage déserte aux petites heures du jour avant qu’elle ne soit envahie par des touristes s’y entassant. Et si souvent envie d’un décor comme celui où s’est installée la lectrice d’Horacio Bellotti. Si souvent…

Sans chercher les coquilles

reznik-lena.jpg

Comme je m’installerais ce matin dans la toile de Lena Reznik plutôt que de partir travailler. Surtout que je sais qu’aujourd’hui il va falloir mon regard de lynx à toute épreuve pour ne laisser passer aucune coquille, aucune tournure malhabile, aucune césure inappropriée, aucun anglicisme de mauvais aloi. Alors que j’ai juste envie de continuer ma lecture en cours. Sans chercher les coquilles…

Je vais laisser là le livre

gagnon-sirois-pierrette.jpg

Je vais laisser là le livre. Et puis la tasse. Et même les lunettes et les fleurs. Je sais que vous prendrez bien soin de la toile de Pierrette Gagnon Sirois pendant que je serai partie me promener. Et peut-être même tournerez-vous les pages pour savoir ce que je suis en train de lire?

Mais pour tout de suite, je rêve

schulte-philippe-4.jpg

Le livre est fermé et je suis assise là, à rêver, comme dans la toile de Philippe Schulte. À regarder dehors, à me dire que c’est férié, à penser que je vais aller manger à midi dans un de mes endroits préférés. J’attends le café. Un oiseau fait la cour à un autre, son chant est entré dans le bureau.

J’ouvrirai le livre tout à l’heure. Il me racontera des pays et des personnages. Mais pour tout de suite, je rêve. Chut!

Ce qui captera mon attention

jurick-karin-13.jpg

Je ne sais jamais ce qui va capter mon attention, ce qui va me pousser à sortir mon carnet, ce qui va être le déclencheur d’une histoire, quels détails là sous mes yeux qui feront en sorte de m’indiquer un thème pour un prochain dimanche. Je ne sais pas quelles toiles non plus voudront bien me livrer leur secret. Je sais juste que c’est lundi. Que j’irai me promener un peu dans ma galerie. Que je prendrai l’autobus. Que je glanerai ici et là des morceaux de conversations, que je retiendrai certaines et oublierai les autres. Qu’il y aura des fleurs qui se seront ouvertes. Et que je noterai, comme la faiseuse de mots de Karin Jurick, quelques mots dans un cahier que je reprendrai ce soir.

Bonnes vacances, Géraldine!

photo-539.jpg

C’est aujourd’hui que Géraldine part en vacances. Puisse-t-elle marcher le plus temps possible sans souffrir. Puisse-t-elle au détour des chemins alpestres qu’elle empruntera trouver quelques fleurs qui la raviront. Bien plus jolies que les géraniums photographiés chez mes parents que je lui offre. Mais je les lui offre de tout cœur. Pour que son séjour ailleurs ne soit que bonheur.

Comme d’autres allumaient autrefois des lampions

bracegirdle-larry-3.jpg

Comme je n’ai pas de lampion, j’aurais pu allumer une lampe, comme dans la toile de Larry Bracegirdle. Mais ça n’aurait probablement rien changé à la chose. Il pleut sur Montréal. Il pleuvra toute la soirée. Je n’irai pas à l’ouverture du festival de jazz pour l’hommage à Leonard Cohen.

J’aurais aussi pu allumer une lampe comme d’autres allumaient autrefois des lampions. La maintenance aurait peut-être duré les deux heures prévues et pas les six qu’elle dépasse largement pour du bleu dans mes nuages. Mais je n’ai allumé ni lampe ni lampion. Il pleut sur Montréal. Et le bleu sommeille quelque part en Belgique.

La phrase de Brel à commenter

moses-botkin-diana-1.jpg

Le jeune écrivain de Diana Moses Botkin se serait-il laissé inspirer par la phrase de Brel que j’ai laissée à votre intention mercredi dernier? Nous le saurons demain, alors que je validerai les commentaires reçus… si jamais j’en reçois, puisque pour le moment, le billet est désolément vide de tout commentaire. Mais j’ai confiance, Denise n’oublie jamais!

Dans une heure ou deux

thiebaud-wayne.jpg

Et parfois, pas de fil, malgré la beauté de certaines toiles. Et parfois des toiles qui restent silencieuses. Et le doute qui vient, qui part, qui revient. Et si plus aucune n’avait d’histoire à me raconter? Et si j’avais fait le tour? Et s’il était temps de me taire?

Et je me dis qu’il qu’il vaudrait mieux que j’aille faire un brin de causette avec la lectrice de Wayne Thiebaud, qu’elle aura sûrement quelque chose à me dire du livre qui est devant elle, et que dans une heure ou deux, les mots me reviendront.