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Juste assez

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Je ferai du café. J’irai ça et là dans les livres éparpillés. Je me promènerai dans ma galerie de toiles. Les oiseaux chanteront. Sûrement. Je m’inventerai des histoires. Pour moi. Pour le pays de Lali. Je regarderai le ciel. Je me dirai que l’été arrive demain. Et puis. comme la lectrice de Denis Chiasson, je rêverai. Un peu. Juste assez.

Impatiente et impatientes

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Maintenant que Denis est allé nous chercher des billets pour le concert de Stacey Kent qui aura lieu dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal, me voici impatiente d’arriver au 28 juin. TRÈS impatiente.

Des impatientes allaient de soi pour le remercier.

La lectrice du Mont Saint-Michel

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Je sais que le Mont Saint-Michel et ses alentours sont un véritable chantier en ce moment, je sais. Mais cela n’empêche pas de rêver. De m’imaginer à la place de la lectrice de Trevor Ferguson. Rien, jamais, ne m’empêche de rêver et de retourner au pays de mes souvenirs.

Désordre rassurant

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J’aime le désordre rassurant de la lectrice de Thomas Torak. Ces piles, ces tableaux accrochés comme bon lui semble, ces chandeliers qui traînent. Ce lieu où on n’a pas peur de déplacer les choses, où on peut s’asseoir n’importe où. Ce fouillis heureux qui a des airs du mien bien souvent. Ce capharnaüm où je trouve tout et qui faisait autrefois le désespoir de ma mère. Et qui porte ma signature autant que certains textes.

Bonne fête des Pères

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Ils débordent d’amour, comme celui qui veille sur l’enfant peint par Irene Bailey ou sont carrément absents. Ils sont nos héros ou nous les connaissons si peu que nous ne savons qu’en dire. Ils sont maladroits et fiers. Et certains ne savent pas composer avec ce rôle. Dans tous les cas, ils laissent des traces, des marques indélébiles qui font de nous ce que nous sommes. L’enfant sans père ou né d’un père qui a pris la fuite hésitera à donner la vie. Ou alors s’y appliquera avec toute la tendresse qui lui a manqué.

Le mien restera à jamais mon héros.

La journée sera donc consacrée aux pères. Heure après heure. Par quelques toiles mettant en scène pères et enfants et des familles, et des citations, comme je l’avais fait pour la fête des Mères. Libre à vous de commenter tout ce que vous avez envie de commenter. Avec vos anecdotes, vos remarques, vos poèmes et tout ce qui vous viendra en tête.

Bonne fête à mon papa, aux papas et aux grands-papas.

Si vous passez par la Gironde

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Je suis toujours heureuse de recevoir un petit mot de l’artiste Édith Gorren, à qui on doit cette toile dont j’aime particulièrement la lumière. Une toile qui dégage bien-être et sérénité. Une toile dans laquelle je me sens bien.

Je vous transmets donc son invitation à ses stages de peinture. Lesquels je ferais bien un de ces jours, même si j’ai abandonné les pinceaux depuis longtemps, peut-être pas pour m’y remettre, mais pour profiter de sa compagnie, de son regard sur la vie, de son amour de l’art et de sa passion pour tout ce qui l’entoure.

Et si vous passez par la Gironde, poussez du côté de Bazas, c’est que vous pourrez lui faire un brin de jasette et admirer ses tableaux.

Que va bien lui raconter sa plume?

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Que va bien lui raconter sa plume? Que va me raconter la mienne? Ni l’écrivaine de Brad Smith ni moi ne savons encore où nous mènera notre regard, quelles toiles susciteront notre attention, quels souvenirs sortiront de nos tiroirs. Nous ne savons qu’une chose : il fait soleil, le café est bon et quelque part quelqu’un nous aime.

On vivrait bien ainsi tous les trois

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Et certains matins, je me dis que je serais bien cette lectrice peinte par J. Malake. Parce que certains matins, il me semble que j’aimerais bien la compagnie de chats, comme quand j’étais adolescente. Qu’eux et moi on s’entendrait à merveille, chacun muré dans son silence et se faisant des signes pour une caresse, sans mot. Et qu’eux, comme moi, on aurait tous nos occupations. Et qu’on vivrait bien ainsi tous les trois.

Et je me dis que non, je ne peux pas cantonner des chats à un appartement, que les chats sont faits pour courir après les papillons. Pas juste me tenir compagnie. Et je regarde la toile et je me dis qu’un jour je vivrai peut-être au rez-de-chaussée.

Celles aux agendas bien remplis

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Il m’arrive de penser à celles aux agendas bien remplis, entre soupers entre copines, sorties au théâtre, fins de semaine ici et là, rendez-vous chez le dentiste, maison à entretenir, et tout ce qui fait que les journées passent trop vite. Ont-elles parfois le temps de s’asseoir, de humer des fleurs fraîchement coupées en tournant les pages d’un magazine, comme le fait la lectrice de Jean Miller Harding, ou doivent-elles ménager une plage dans leur agenda si elles veulent se permettre pareille pause?

Dans une vie parfaite

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Dans une vie parfaite, il y aurait la mer, il y aurait des livres d’art partout. Il y aurait de la musique. Il y aurait ce bol de café qu’il m’apporterait et les baisers qui viennent avec. Et peut-être aussi un poème qu’il aurait écrit tandis que je lisais. Et je serais pour lui la lectrice de Bo Bartlett, son plus beau paysage.