Si vous voulez obtenir quelque chose, adressez-vous à quelqu’un de très occupé : les autres n’ont pas le temps. (Pierre Daninos)
*toile de Zhamso Radnaev
Si vous voulez obtenir quelque chose, adressez-vous à quelqu’un de très occupé : les autres n’ont pas le temps. (Pierre Daninos)
*toile de Zhamso Radnaev
Le bricolage consiste essentiellement à fabriquer avec de vieux débris, et au prix d’un labeur acharné, des articles que l’on trouve tout neufs et à bon compte dans le commerce courant. (Pierre Daninos)
*toile de Nicholas Èrnestovitch Radlov
Je me méfie toujours des gens qui vous disent : « Je n’irai pas par quatre chemins ». Ils en prennent généralement un cinquième, plus long. (Pierre Daninos)
*toile d’Alois Heinrich Preichenfried
L’écrivain Pierre Daninos, principalement connu pour Les carnets du Major Thompson, est né le 26 mai 1913. Bonne raison pour souligner à un jour près l’anniversaire de cet écrivain qui avait un sens de l’observation et de la répartie bien à lui et pour dérider des lecteurs à la mine peu réjouie ou à l’air trop sombre en leur offrant une de ses citations. En commençant par celle-ci, à l’intention du lecteur peint par Asahel Lynde Powers :
Les gens attendent-ils de tousser pour aller au spectacle ou les spectacles font-ils tousser?
Je m’éveille parfois dans un corps étranger
Tel un grain prisonnier qui bute à l’hivernage
Je m’éveille et me fraie, je me nomme, et voici
Que mon corps est ton corps et que j’ai ton visage.
Je renferme en tes bras la tiédeur que je suis
Je te fourrage et mords, fouillé, mordu de même
Tu mesures le temps à mon poignet qui vit
J’éprouve le silence affleurant ton oreille.
Noués jambes et mains, nœud marin de la nuit
Dénoués sous le fil d’un hache d’absence
Quelle force a posé ta face sur mon cri
Ou muré dans tes yeux notre neige crissante?
Luc Bérimont
(dans Je est un autre, anthologie de Bruno Doucey et Christian Poslaniec)
*choix de la lectrice de Dusan Miskovic
Cette carte qui m’a été envoyée du Japon par Kiziri m’a permis de découvrir qu’on a là-bas des couleurs d’automne qui ressemblent aux nôtres et de visiter le château de Nagoya, dont l’histoire a débuté en 1612.
Ce que j’aime apprendre grâce aux cartes postales!
Une amitié
Parmi tes richesses d’esprit et de cœur
Et celles que moi j’ai en partage
Quelques-unes sont très dissemblables
Et les autres sont parentes un peu
Mais elles se plaisent bien ensemble,
Toutes tes richesses, toutes mes richesses;
Mais nous nous aimons à cause d’elles.
Elles se complètent et se font valoir,
Elles se mêlent et se contrôlent;
C’est comme différents feuillages
Assemblés dans un bouquet d’arbres,
Ou le rapprochement de deux visages
Que parent cheveux blonds et cheveux noirs.
Il y a aussi chez toi et chez moi,
Comme chez tous, des choses qui manquent :
C’est telle variété de plante
Que je n’ai pas dans mon jardin
Ou c’est telle arme pour la lutte
Que tu ne sens pas sous ta main;
Or il advient toujours pour notre bonheur
Que moi je dispose de cette arme,
Que tu es tout fleuri, toi, de ces fleurs
Et que nous entrons sans façon l’un chez l’autre
Pour prendre ce dont nous avons besoin.
Tu connais bien mes indigences
Et la façon de mes faiblesses;
Elles vont à toi sans pudeur,
Tu les accueilles et les aimes;
Et aussi bien j’aime les tiennes
Qui font partie de ta valeur
Et sont la rançon de tes forces.
Enfin chacun de nous, ô mon ami,
Marche et peut marcher avec assurance
À cause d’une main qui, vigilante,
Au moindre péril, se lève et saisit
Le bras égaré de cet aveugle
Que je deviens et que tu deviens,
Comme tous, à certaines heures…
Charles Vildrac
(dans Je est un autre, anthologie de Bruno Doucey et Christian Poslaniec)
*choix de la lectrice de Maurice Molarsky
Certains endroits me font rêver depuis longtemps. Belle-Île-en-Mer, en Bretagne, est un de ces endroits. Et Le Palais, dont on voit ici le port, n’est rien d’autre qu’une invitation au voyage.
Il n’y a dans l’homme que l’estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d’expérience, le désir d’agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés. (Thomas Edison)
*illustration d’Angela C. Hawkins
Matines
J’ai rêvé d’une grande route
Où tu étais seule à passer
L’oiseau blanchi par la rosée
S’éveillait à tes premiers pas
Dans la forêt verte et mouillée
S’ouvraient la boucle et l’œil de l’aube
Toutes les feuilles s’allumaient
Tu commençais une journée
Rien ne devait faire long feu
Ce jour brillait comme tant d’autres
Je dormais j’étais né d’hier
Toi tu t’étais levée très tôt.
Pour matinale m’accorder
Une perpétuelle enfance
Paul Éluard
(dans Je est un autre, anthologie de Bruno Doucey et Christian Poslaniec)
*choix de la lectrice de Craig Mooney
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents