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Suivez les traces, le tueur n’est pas loin

traces

Il faudra désormais compter avec Anna Raymonde Gazaille quand on parlera de romans policiers québécois. Celle qui signe Traces n’est pourtant pas une amatrice du genre, malgré l’entrée réussie qu’elle fait sur la scène du crime montréalais.

Minutieuse, à l’affût du moindre détail, avec un sens aigu de l’observation et un talent sûr pour dresser des portraits, Anna Raymonde Gazaille nous présente petit à petit tous les protagonistes sans qu’on ne devine comment et quand leurs différents parcours s’entremêleront afin d’élucider le crime de départ, soit celui de Cécile Fournier, quinquagénaire à l’aise fréquentant les sites de rencontres, trouvée morte dans son appartement où toute trace de l’assassin semble avoir été effacée.

Mais il y a encore des traces des nombreuses rencontres de Cécile dans son ordinateur et dans son téléphone cellulaire, ce qui va donner passablement de travail à la jeune équipe du SPVM chargé de mener l’enquête et d’épingler le meurtrier.

Roman de mœurs autant que polar, Traces porte bien son titre. En effet, nous suivons pas à pas les traces laissées par Cécile sans savoir si elles mèneront quelque part, sans même avoir une idée si elles sont importantes ou s’il faut d’emblée en écarter certaines, et jusqu’où il faudra fouiller pour trouver la clé de l’énigme.

Et c’est là une des forces de ce roman : cette espèce d’éparpillement, d’accumulation de preuves, cette addition de personnages à certains égards bien ordinaires ou qui portent en eux quelque chose de louche si on s’attarde un peu à examiner certains détails pas toujours nets.

C’est donc avec un réel plaisir que la lectrice de romans policiers que j’ai été a dévoré le premier roman d’Anna Raymonde Gazaille. À tel point que j’ai envie de le recommander à nombre de lecteurs qui ont envie de lire un roman dont l’action se déroule à Montréal. La métropole culturelle y est bien dépeinte avec tout ce qu’elle recèle de beauté ou de laideur.

Texte publié dans

Ce que mots vous inspirent 1121

J920158

Jamais les mots ne manquent aux idées; ce sont les idées qui manquent aux mots. (Joseph Joubert)

*toile de Philip (ou Philippe Mercier)

L’amande 3

BLOEDE (Dana Marie)

un visage, des yeux
en lesquels se prolonge notre regard
et se dissipe le brouillard
et pèse moins le silence
en lequel, dans notre solitude
tout sens est submersible

un autre, là, nous faisant signe
ravive le cœur qui chancelle
et deux qui se joignent
c’est pureté sur la poussière des tombes
et tout discours, moins que l’affermir
en dissout la juste démesure

et cela, sur le fil de toute inquiétude
est couronnement de notre fragilité

Gilles Plazy, L’amande intérieure

*choix de la lectrice de Dana Marie Bloede

Un dimanche tout en sagesse 10

HORTHEMELS (Louise-Magdeleine)

L’humilité ne consiste pas à se considérer comme inférieur, mais à être affranchi de l’importance de soi. (Matthieu Ricard)

*toile de Louise-Magdeleine Horthemels

Un dimanche tout en sagesse 9

REGGIANINI (Vittorio) - 6

Chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. (Matthieu Ricard)

*toile de Vittorio Reggianini

Un dimanche tout en sagesse 8

MAKOVSKY (Vladimir Egorovich) - 10

Le renoncement a une composante de joie, d’effort, d’enthousiasme et de liberté : c’est le soulagement de s’être enfin dégagé de l’insatisfaction. (Matthieu Ricard)

*toile de Vladimir Makovski

Un dimanche tout en sagesse 7

(c) Manchester City Galleries; Supplied by The Public Catalogue Foundation

La cause première du bonheur réside en notre esprit, alors que les circonstances extérieures ne constituent que des conditions adverses ou favorables. (Matthieu Ricard)

*toile de John Arthur Lomax

Un dimanche tout en sagesse 6

PORTIELJE (Edward) - 14

Lorsque le bonheur tombe dans l’anonymat, il se perd dans la foule de ses sosies, nommés plaisir, divertissement, ivresse, volupté et autres mirages éphémères. (Matthieu Ricard)

*toile d’Edward Portielje

Un dimanche tout en sagesse 5

LOUSTAUNAU (Auguste Louis Georges)

La sagesse, c’est de comprendre que tout ce que tu vois, tout ce que tu ressens, est aussi éphémère qu’un rêve, une illusion, une goutte de rosée, un éclair dans la nuit, une bulle à la surface du torrent. (Matthieu Ricard)

*toile d’Auguste Louis Georges Loustaunau

En vos mots 358

WHELAN BETTS (Anna) - 1

Il va bientôt se passe quelque chose, mais quoi exactement? À vous de nous dire en vos mots ce que vous inspire la scène peinte par Anna Whelan Betts. Tout simplement. Pour vous amuser. Pour le plaisir de partager vos impressions. Pour que la toile prenne vie.

Tous les commentaires seront validés dans une semaine. Pas avant. Vous avez donc amplement le temps d’écrire quelques lignes. Rendez-vous dimanche prochain pour la suite.