Je ne me lasse pas de ces scènes ni de les prendre en photo…
Fantôme
De nuit, ton fantôme
Oui, c’était toi, sans nul doute.
Le spectre de l’amour est fidèle.
Je n’ai pas osé feindre l’ignorance.
L’oubli n’est pas mon fort.
Devant le rappel de l’amour mort et perdu
j’ai été aussi faible qu’autrefois.
Monique Bosco, Éphémérides
*choix de la lectrice de Léon Bonnat
Avec L’étoile de Sarajevo, l’écrivain français Jacques Pasquet et l’illustrateur québécois Pierre Pratt signent un très beau livre sur la guerre. Un livre où l’espoir est au rendez-vous malgré tout ce qui a changé des bruits habituels aux gestes tout simples qui sont devenus impossibles parce que la peur est là, avec tous ses interdits qui ont bouleversé la vie de tous, et plus particulièrement celle de la jeune héroïne de ce très bel album qui attend le retour de son père.
C’est pourtant un sujet difficile que celui abordé dans L’étoile de Sarajevo. Parce que l’album s’adresse aux plus petits, à qui on évite souvent de parler de choses un peu plus graves alors qu’ils y seront exposés un jour ou l’autre. Et pourtant, le livre, sans être léger, loin de là, dresse un constat tout en inscrivant au cœur même de celui-ci une note d’espoir. Indestructible. Une étoile dans le ciel. Laquelle veille sur tous ceux qui croient en elle, en son pouvoir, en l’avenir. Une étoile en laquelle vous croirez aussi quand vous fermerez l’album. Au nom de tous ceux, enfants et adultes, dont le quotidien a été chambardé (encore récemment, hélas) au nom du pouvoir, d’une frontière ou de l’argent.
Une photo signée Armando, laquelle nous donne envie de vacances bruxelloises tant il semble agréable d’y lire dehors en cette saison. Et de plus, la première d’une série. Ce qui devrait plaire à certains d’entre vous.
L’important quand on aime, c’est de saisir la fragilité des choses. (Clément Gaumont)
*toile de Pio Ricci
Noir d’ennui. Sans repère.
Sans espoir ni projet.
Sans lien,
sans lieu.
Sans rêve.
Même pas de douleur pour occuper ce corps,
condamné à s’effriter dans le noir ennui
d’une fausse vie, inventée à regret.
Monique Bosco, Éphémérides
*choix de la lectrice de John Russell
Je n’en suis pas à mon premier livre de Nicolas Ancion. De plus, je n’ai pas lu tous ses livres. Je peux donc déjà me réjouir. Je n’en ai pas fini avec cet auteur belge à l’imagination débordante, au regard sans compromis, aux personnages parfois déjantés, aux romans toujours réussis.
La cravate de Simenon, c’est encore tout ça, l’imagination débordante, le regard sans compromis. Mais aussi de la tendresse et beaucoup d’amour de la part d’un jeune adulte pour ses parents à l’heure où l’un des deux va mourir. Une cravate qui aurait appartenu à Simenon du temps qu’il pratiquait le journalisme et qui est depuis longtemps un porte-bonheur autant pour le père que pour le fils parviendra-t-elle à vaincre la bête?
Le roman, publié chez Didier dans la collection Mondes en VF, s’adresse à des lecteurs débutants, adolescents ou jeunes adultes, dont la langue maternelle n’est pas le français. Il y a donc, de façon ponctuelle, l’explication de certains mots dans les notes en bas de page. Mais cela ne nuit en rien à la lecture de qui maîtrise la langue française, même si on peut souhaiter que La cravate de Simenon paraisse dans une édition « normale ». On reprochera tout de même à l’éditeur sa négligence pour le quatrième de couverture. Alors qu’en page 10, le narrateur du livre s’appelle Baudouin, il s’appelle Leopold (sans accent) en quatrième de couverture. Un roi ou l’autre pour qui n’est pas belge, ce n’est peut-être pas grave, mais tout de même…
D’autres titres de Nicolas Ancion que je recommande : Nous sommes tous des playmobiles; Carrière solo; Écrivain cherche place concierge; Quatrième étage.
Nicolas Ancion, en ce qui me concerne, une aventure à suivre…
Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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