on les croyait tricotés serrés
mais les rêves finissent
par se démailler
étalés dans le lit
des souvenirs
et des mots
qu’on tait désormais
(août 2011)
*toile d’Imre Hofbauer
on les croyait tricotés serrés
mais les rêves finissent
par se démailler
étalés dans le lit
des souvenirs
et des mots
qu’on tait désormais
(août 2011)
*toile d’Imre Hofbauer
Juste pour le bonheur d’un dimanche en musique, le Concerto en la mineur pour deux hautbois, RV 536, de Vivaldi, dirigé par Jeanne Lamon, de l’orchestre baroque Tafelmusik.
1er mouvement
2e mouvement
3e mouvement
L’univers de l’artiste belge Jan de Maesschalck est rempli de personnages qui lisent, si bien qu’il a été difficile de mettre de l’avant une scène plutôt qu’une autre à votre intention. C’est donc parce que cette lectrice se démarque de toutes celles auxquelles vous avez eu droit depuis le début de cette aventure qu’est En vos mots, que j’ai choisi de vous l’offrir afin que vous lui prêtiez vos mots et votre imagination. Le temps d’un texte.
Cette lectrice, qui attend peut-être un appel ou quelqu’un, ou encore qui ne se décide pas à appeler, est à vous, à vos mots, pour une semaine. À vous de jouer!
Pendant plus de 150 dimanches, le pays de Lali a publié 24 billets par jour sur un thème. C’est beaucoup. Beaucoup de billets à préparer, beaucoup de billets à lire.
Les récents problèmes d’accès à mon blogue ne me permettant pas de préparer de nouveaux dimanches, j’ai décidé que pour une période d’une durée indéterminée il n’y aurait plus de dimanches thématiques. Reviendront-ils un jour? Peut-être. Mais sûrement pas à raison d’autant de billets.
Pour l’heure, avant que l’automne ne s’installe, je vais en profiter pour me promener. Qui sait si une idée ne surgira pas alors que mes pas me mèneront vers certains quartiers de Montréal ou ailleurs?
Profitez bien de votre dimanche!
Le jour
Je m’attendais toujours au dernier vers
Qu’aurait fini ce bourdonnement aux portes de l’été,
Mais seules les roses moutonnent en moi comme une mer
Sanglante, et par les papillons croisée.
Le ciel est la paresse qui me plonge
Dans cette eau engourdie;
Ma muse longe
Les bords du jour dès l’aube
Sans que la barre soit franchie.
Vitorino Nemésio, La voyelle promise et autres poèmes
*choix de la lectrice de Sarah Afonso
Une si jolie rencontre, c’est ce que nous invitent à faire l’auteure Martine Laffon et l’illustratrice Fabienne Burckel dans ce très bel album destiné aux jeunes où deux sœurs, venues arroser les plantes de leur grand-mère absente, font une découverte des plus étonnantes quand l’une des deux décide d’ouvrir la porte de la vitrine aux trésors de leur aïeule.
Alice, qui n’était pas d’accord avec cette intrusion dans la vie personnelle de leur grand-mère, est piquée de curiosité quand Lou découvre, dissimulée derrière le portrait d’un homme qui leur est inconnu, une lettre. Visiblement, il s’agit là du premier amour de leur grand-mère.
Un très bel amour, sobre et plein de tendresse et aux illustrations que vous pourrez admirer durant des heures afin de découvrir le moindre détail. Oui, une bien jolie rencontre que celle avec ce livre.
Parce que j’ai toujours aimé le côté lancinant de certaines musiques russes, surtout quand elles sont interprétées au violoncelle, je suis bien sûr tombée sous le charme de Vocalise Russian Romances, mettant en vedette le violoncelliste Mischa Maisky, accompagné au piano par Pavel Gililov, lequel regroupe des airs de Moussorgski, Rachmaninov, Glinka, Tchaïkovski, Rimski-Korsakov et quelques autres. Des airs souvent tristes, parfois teintés de langueur qui révèlent le talent des artistes et l’âme déchirée qui se profile dans chacune des pièces sélectionnées. C’est donc à un magnifique album que nous avons droit ici. Pour vous le prouver, Sleza de Moussorgski et Vocalise, op.34 no.14 de Rachmaninov.

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