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Les minutes de Valérie Nimal

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Les minutes célibataires, c’est un recueil qui réunit des textes qui ont d’abord été offerts au public sous forme de balados (mot français pour podcasts, la baladodiffusion étant la traduction de podcasting) sur le propre site de l’auteure, Valérie Nimal, et qu’on peut toujours écouter en suivant ce lien, avant de devenir un recueil publié chez l’éditrice belge Luce Wilquin.

Ces détails précisés, car il n’est pas commun de voir un livre suivre un tel parcours, parlons un peu de ces Minutes célibataires, préparées avec juste assez de sel et d’épices pour en faire un recueil tout simplement savoureux. Des minutes coquines, dont certaines sont plus osées que d’autres, mais qui sont chaque fois à point comme un plat mijoté à la bonne température et pendant le temps idéal afin que chaque bouchée soit un délice, ainsi sont les nouvelles de Valérie Nimal qui avait fait paraître en 2007 au Fram La robe de mariée.

Un recueil pour qui apprécie les nouvelles avec un ton et une teneur où la sensualité a une place de choix, où chacune, dans sa brièveté efficace, n’est pas sans rappeler le grand maître de la nouvelle brève, un Belge comme Valérie Nimal, Jacques Sternberg.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge » et du Challenge de la nouvelle.

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Nouvel arrêt, rue des Écores

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Une rue aussi fleurie ne peut qu’attirer les visites!

Ce que mots vous inspirent 467

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Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l’exercice du corps. (Emmanuel Kant)

*toile de Monika Aladics

Les vers d’Alejandra 4

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dans la cage du temps
la dormeuse regarde ses yeux esseulés

le vent lui apporte, ténue,
la réponse des feuilles

Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique

*choix de la lectrice de Kathy Pilgrim

Monsieur Pan

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Monsieur Pan m’a tout de suite plu, avec sa peur en continu, ses angoisses à propos de tout et de rien, qui l’empêchaient de rêver et parfois même de dormir, tant celles-ci prenaient toute la place dans sa vie. À peine pouvait-il respirer sans s’inquiéter. Ainsi, dès qu’il eut toussé trois fois, il décréta qu’il était à l’article de la mort. Il n’alla donc pas au chevet de sa sœur qui se mourait.

Mais Monsieur Pan ne mourut pas. Il fut même assez en forme pour aller aux funérailles de sa sœur. Il ramena d’ailleurs de son voyage les trois orphelins qu’elle avait laissés derrière elle. Et soudain, il n’eut plus peur. Comme ça, du jour au lendemain.

Et c’est là que Kressmann Taylor m’a laissée en chemin. Je ne suis pas parvenue à la suivre dans le changement instantané de son héros. J’avais imaginé tout autre scénario. Je l’avais imaginé toujours prisonnier de ses angoisses et son neveu et sa nièce le guérissant petit à petit. Ce qui me paraît plus logique. Ce qui paraîtrait aussi plus logique tant à un parent lecteur qu’à un enfant. Mais l’auteure a décidé autrement. Tant pis. Je ne pourrai pas recommander cet album, malgré quelques illustrations assez réussies signées princesse Camcam.

Des rues qui appartiennent à ceux qui y vivent

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Dans l’arrondissement Rosemont-La Petite Patrie, nombre de rues du quartier appartiennent aux citoyens. Enfin, disons qu’une large bande de deux à trois mètres de large est entretenue par ceux qui vivent sur ces rues. Il n’y en tient qu’à eux d’embellir ces lopins.

Un bel exemple : la rue des Écores où plusieurs arbustes et fleurs sont plus hauts que moi!