Monsieur Pan m’a tout de suite plu, avec sa peur en continu, ses angoisses à propos de tout et de rien, qui l’empêchaient de rêver et parfois même de dormir, tant celles-ci prenaient toute la place dans sa vie. À peine pouvait-il respirer sans s’inquiéter. Ainsi, dès qu’il eut toussé trois fois, il décréta qu’il était à l’article de la mort. Il n’alla donc pas au chevet de sa sœur qui se mourait.
Mais Monsieur Pan ne mourut pas. Il fut même assez en forme pour aller aux funérailles de sa sœur. Il ramena d’ailleurs de son voyage les trois orphelins qu’elle avait laissés derrière elle. Et soudain, il n’eut plus peur. Comme ça, du jour au lendemain.
Et c’est là que Kressmann Taylor m’a laissée en chemin. Je ne suis pas parvenue à la suivre dans le changement instantané de son héros. J’avais imaginé tout autre scénario. Je l’avais imaginé toujours prisonnier de ses angoisses et son neveu et sa nièce le guérissant petit à petit. Ce qui me paraît plus logique. Ce qui paraîtrait aussi plus logique tant à un parent lecteur qu’à un enfant. Mais l’auteure a décidé autrement. Tant pis. Je ne pourrai pas recommander cet album, malgré quelques illustrations assez réussies signées princesse Camcam.

3 réponses
Pauvre Lali! Tu n’es pas chanceuse dans tes lectures de ce temps-là 😉
Puff, tu as lu dans mes pensées 🙂
je suis assez d’accord… il y a un truc qui cloche.