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C’est du belge 7

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Jean Vallée interprétant Le bonheur est en retard

*pour les personnages peints par Raimundo de Madrazo y Garretta

C’est du belge 6

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Sandrine Collard interprétant Mes discussions

*pour les personnages de Ferdinand Heilbuth

C’est du belge 5

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Fabrice Sautereau interprétant Filigrane

*pour le musicien de l’artiste cubain Jorge Barreiro

C’est du belge 4

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Arno interprétant Je ne veux pas être grand

*pour la pianiste de Paul Cézanne

C’est du belge 3

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Julos Beaucarne interprétant Je ne songeais pas à Rose

*pour les personnages de l’artiste Dan Markovich

C’est du belge 2

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Jacques Brel interprétant La chanson de Jacky

*pour les personnages de Pauline Peugniez

C’est du belge 1

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Les musiciennes de l’artiste Olga Oreshnikov appréciant Brel et ayant appris que le 21 juillet, soit dans quatre jours, c’est jour de fête nationale en Belgique, m’ont proposé une idée à laquelle je n’ai pu résister. Celle de vous offrir heure après heure des chansons enregistrées par des artistes belges que je serais chargée de sélectionner alors que de leur côté elles se chargeraient d’inviter d’autres musiciens ou chanteurs à se joindre à nous, pourvu qu’ils apportent leurs partitions, afin que nous ne perdions pas de vue l’idée de « lire ».

Autrement dit, aujourd’hui, au pays de Lali, c’est du belge!

Les mots d’Anissa 7

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Sur nos nuits vagabondes
nous avons rêvé d’aurores nouvelles
de vergers parfumés de désir
juste les vacillements de nos paupières
nous rappellent combien notre sommeil est fragile

Anissa Mohammedi, Au nom de ma parole

*choix de la lectrice de Mary Cassatt

Une grande dame de la nouvelle

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Voilà longtemps que j’avais inscrit à ma liste d’auteurs à découvrir le nom d’Annie Saumont. Traductrice — elle a traduit en 1986 L’attrape-cœurs de Salinger, roman qui avait été traduit trente ans plus tôt par Sébastien Japrisot, et nombre d’auteurs de langue anglaise, comme V. S. Naipaul, Nadine Gordimer et John Fowles — puis romancière, c’est à titre de nouvellière qu’elle s’est aussi — sinon davantage — fait connaître. Récipiendaire de plusieurs prix littéraires dont le Goncourt de la Nouvelle en 1981, elle est une figure incontournable de ce genre littéraire. En toute Lali que je suis, dévoreuse de nouvelles, il fallait bien qu’un jour ou l’autre je fasse connaissance avec la plume d’Annie Saumont.

C’est donc grâce à Après, recueil publié chez Julliard en 1996, que je suis entré dans l’univers de la Cherbourgeoise de naissance. Après, un recueil touffu, aux énumérations nombreuses, desquelles les virgules ont été supprimées question de style, où les personnages sont constamment confrontés à des situations malaisées, contraignantes, dont ils veulent d’une façon ou d’une autre sortir. Pour se trouver enfin dans l’après, dans ce qu’ils n’espéraient pas toujours, mais qui vaut mieux que cette attente d’une porte de sortie, étant donné que le problème ou la situation avec lesquels ils sont aux prises ne peuvent plus durer. Il y a donc davantage de cynisme et d’ironie que d’humour dans les nouvelles réunies ici, plus de détresse humaine que de joie vivre. Et surtout, il y a une grande maîtrise d’écriture de la part de celle à propos de laquelle le critique littéraire Guy Cloutier avait écrit dans Le Magazine Littéraire qu’elle était une « grande dame de la nouvelle ». Avec raison. Annie Saumont sait raconter des histoires. Elle sait installer des personnages. Créer des situations. Et tendre le fil jusqu’à ce qu’il casse ou que quelqu’un s’y prenne les pieds. Tout ça pour dire qu’il est fort possible que je vous parle à nouveau d’Annie Saumont.

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