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Déjà quatre ans…

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Quatre ans depuis la création d’En vos mots, alors qu’on voit sur la toile ouvrir et fermer des blogs en moins de temps que ça. Quatre ans depuis ce jour où, inspiré par Armando qui avait écrit complètement autre chose que ce que j’avais écrit à partir d’une même toile, m’a donné une idée sans le savoir. Une idée qui allait avoir la vie dure et des fidèles. Une idée dont je peux dire qu’elle ne devait pas être mauvaise puisque je l’ai vue plus ou moins copiée ailleurs. Un temps.

Quatre ans, ça mérite bien une rose… Que celle photographiée par Armando à Montréal en août 2007 soit pour tous ceux qui un jour ont déposé quelques mots sur une toile et même pour ceux qui le feront un jour.

Quatre ans… C’était hier…

Les sonnets de Shakespeare 7

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Sonnet XXI

Il n’en va pas de moi comme avec tel Poète
conduit à versifier par une beauté peinte
qui peut se servir pour ornement du ciel même
et voir sa merveille en toute merveille empreinte

l’accouplant orgueilleusement, il y compare
Lune et Soleil, purs joyaux de terre et de mer
fleurs nouvelles d’Avril et tout ce qui est rare
que l’air du ciel enclot dans cette immense sphère

laissez-moi plein d’amour écrire pleinement
et alors, croyex-moi, mon amour est beau, tel
qu’aucun enfant de femme, et brillant moins pourtant
que les grands flambeaux d’or fixés dans l’air du ciel

qu’il en rajoute encore qui aime à réentendre
je ne tiens pas à louer, ne cherchant pas à vendre.

William Shakespeare, Sonnets (traduction de Bertrand Degott)

*choix de la lectrice du peintre suisse Albert Anker

Entre deux saisons de bonheur

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En 1938, alors que Berlin n’est plus ce qu’elle était, Peter est envoyé par son père chez son grand-père. Or, ce n’est pas l’endroit au monde qu’il préfère, le vieux docteur Nagel étant un homme strict, rigide, sévère et sans tendresse, tellement différent de son père, fantasque, irresponsable, avec qui la vie était si belle et amusante.

Mais comme son père lui écrit chaque semaine, la vie passe. Les années, les jours de Noël. Et ainsi, l’enfant ne se sent pas abandonné, même s’il vit loin de son père adoré, de son seul lien affectif, sa mère étant décédée il y a bien longtemps. Jusqu’à ce jour où il apprendra une terrible vérité qui lui fera aimer son grand-père bien plus aimant et tendre qu’il ne l’avait imaginé.

Un très beau roman que celui d’Irene Dische, née à New York de parents austro-hongrois qui publie depuis plus de vingt ans des livres autant pour les adultes que les enfants, en anglais comme en allemand. Un roman sur les apparences, mais aussi sur l’amour qu’on a parfois du mal à exprimer.

Le jardin de Lou

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Voilà à quoi ressemble le jardin de Lou. Un jardin où la nature s’ébat en toute liberté tandis que veille la pompe du puits. Bleue. Bien entendu. Verte, on ne la verrait pas, voyons!

Quelques tulipes

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Chantal sait comment me faire sourire et elle sait aussi à quel point j’attends impatiemment que les tulipes daignent sortir de terre, si bien que pour me faire patienter elle a photographié quelques spécimens!

Ce que mots vous inspirent 383

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Dans une vie qui repose sur un perpétuel pari, le risque peut être un perpétuel bonheur. (Jean Grenier)

*toile de Toru Kuwakubo

Les sonnets de Shakespeare 6

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Sonnet XLIII

Plus longtemps je ferme les yeux, et mieux ils voient
car de jour ils ne voient qu’objets dont on n.a cure
mais quand je dors, en rêve ils n’admirent que toi
obscurément brillants, ils brillent vers l’obscur

toi dont l’ombre peut rendre les ombres brillantes
comme il ferait bon voir s’en dessiner la chair
en plein jour avec ta clarté plus éclatante
puisqu’aux yeux non voyants ton spectre est aussi clair!

comme il ferait bon (dis-je) à mes yeux satisfaits
d’admirer dans le jour vivant ta profusion
puisqu’au fond de la nuit ton beau spectre imparfait
malgré le lourd sommeil reste aux yeux sans vision!

les jours ont l’air de nuits avant que je te voie
les nuits de jours brillants quand rêver t’offre à moi.

William Shakespeare, Sonnets (traduction de William Shakespeare)

*choix de la lectrice de Dionisii Donchev

Une bédé savoureuse sur la vie de libraire

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Les gens qui fréquentent les librairies imaginent — à tort, il va sans dire — que les libraires et commis passent leurs journées à lire et qu’ils lisent TOUT, afin de bien informer la clientèle. Détrompez-vous! La vie de libraire n’a rien d’une sinécure! Et pour le prouver, en images et en mots, cette bédé signée Leslie Plée au titre qui dit bien ce qu’il veut dire, Moi vivant vous n’aurez jamais de pauses.

Caricatural, penserez-vous, en dévorant les aventures de cette jeune idéaliste qui fait connaissance avec ce monde du livre qui est, avouons-le, un monde à part. Si peu, vous dirai-je, en toute connaissance de cause, ayant pratiqué le métier de libraire pendant un quart de siècle.

Leslie Plée, qu’on peut suivre sur son blog, signe avec cette bédé amusante, son entrée dans le monde du dessin après quelques tentatives non concluantes dans le monde de la librairie et des grandes surfaces. C’est donc en dessinatrice avertie qu’elle relate dans un album savoureux tout ce qu’il peut arriver de pire (ou presque) dans le merveilleux monde de la librairie.

Désormais vous ne verrez plus la vie de librairie aussi enchanteresse qu’elle vous paraît peut-être encore.

Promenade au bord de l’Aire

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Quand on suit Denise, il y a de fortes chances qu’on croise des oiseaux au cours de la promenade…

Au fil des pages 15

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Alors que la catégorie En vos mots aura quatre ans dans deux jours, il me vient l’envie de vous inviter, ainsi que la lectrice de l’artiste Milton Avery, les débuts de cette aventure.